Un candidat libre a été arrêté en flagrant délit de fraude lors des épreuves du brevet d’enseignement moyen (BEM), avant d’être jugé et condamné le jour même.
Une affaire qui illustre la tolérance zéro de la justice algérienne face à la fraude aux examens.
Ainsi, le parquet de Mila a annoncé l’arrestation d’un candidat libre, identifié par les initiales « Ch. F », âgé de 19 ans, surpris en train d’utiliser un téléphone portable à peine trente minutes après le début de l’épreuve de langue arabe, dans le cadre des examens de fin de cycle moyen. L’enquête préliminaire a rapidement révélé que le suspect ne s’était pas contenté de tricher pour son propre compte : il avait également divulgué le sujet de l’examen à des tiers via les réseaux sociaux, aggravant considérablement sa situation judiciaire.
Tolérance zéro contre les tricheurs
Présenté le jour même devant le procureur de la République, l’accusé a été renvoyé en comparution immédiate pour fuite de sujets d’examens officiels. Le tribunal de Mila l’a condamné à :
• 3 ans de prison ferme
• 100 000 dinars d’amende ferme
Ce verdict illustre la fermeté croissante de la justice algérienne face aux tentatives de fraude organisée lors des examens nationaux. La diffusion de sujets via les réseaux sociaux est désormais traitée comme une infraction pénale grave, passible de lourdes peines, et non comme une simple irrégularité scolaire.
