Les services des douanes algériennes ont annoncé ce vendredi la mise en application d’un nouveau droit sur la consommation de carburant concernant les véhicules légers, les camions et les autobus quittant le territoire national en direction de la Tunisie, via les différents postes frontaliers terrestres.
Une mesure prévue par la loi de finances 2026
En effet, selon le communiqué des Douanes, cette mesure s’inscrit dans le cadre de l’application des dispositions de l’article 97 de la loi de finances pour l’année 2026, telles que publiées au Journal officiel de la République algérienne (n°88) du 31 décembre 2025. Dans le détail, ce droit devra être acquitté à chaque sortie du territoire, soit auprès des recettes des impôts, soit par paiement électronique, conformément aux mécanismes mis en place par l’administration fiscale.
Entrée en vigueur effective le 4 janvier
Initialement prévue pour entrer en vigueur le jeudi 1er janvier 2026 à partir de minuit (00h00), l’application effective de la mesure a été reportée. En raison de la coïncidence avec un jour férié et un week-end, mais aussi du manque d’information de certains voyageurs, les services des douanes ont fixé le dimanche 4 janvier 2026 à 08h00 du matin comme date officielle du début de l’obligation de paiement.
Les douanes ont précisé qu’elles assureront le contrôle du paiement de cette taxe au niveau des bureaux de sortie aux frontières, afin de garantir l’application effective de cette nouvelle disposition.
Des catégories de véhicules exemptées
Certaines catégories sont toutefois exemptées de ce droit, à savoir :
- Les véhicules relevant des administrations et établissements publics ;
- Les véhicules appartenant à des entreprises, sociétés et organismes établis en Algérie, lorsqu’ils quittent le pays pour la réalisation de projets à l’étranger ;
- Les véhicules des représentations diplomatiques et consulaires étrangères, ainsi que ceux des organisations internationales accréditées en Algérie et de leurs agents, selon le principe de réciprocité.
Une réponse au trafic transfrontalier ?
Selon plusieurs observateurs, cette mesure vise avant tout à organiser et rationaliser la consommation de carburant, tout en assurant l’application des nouvelles dispositions financières entrant en vigueur en 2026.
Cette taxe pourrait également avoir pour objectif de freiner la revente illicite de carburant algérien en Tunisie, un phénomène persistant lié à la différence de prix entre les deux pays, et qui pèse lourdement sur les finances publiques.



