Dans le cadre de la relance du gazoduc transsaharien (TSGP), une importante délégation de Sonatrach s’est rendue à Niamey (Niger) afin d’accélérer la mise en œuvre de ce mégaprojet énergétique reliant l’Afrique de l’Ouest à l’Europe.
Ainsi, cette mission s’inscrit dans les engagements pris par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Le chef de l’État algérien avait en effet assuré son homologue nigérien, le général Abdourahamane Tiani, que la phase opérationnelle du projet serait lancée dès la fin du mois de Ramadan 2026.
Pour concrétiser cet engagement, une délégation conjointe de Sonatrach et du ministère des Hydrocarbures et des Mines a entamé, ce mardi 17 mars 2026, des discussions techniques jugées décisives avec les autorités nigériennes.
Collecte de données techniques et études de terrain
En effet, selon un communiqué de Sonatrach, cette mission vise à accélérer la réalisation de la composante nigérienne du gazoduc. Sur place, les experts ont entamé la collecte des données techniques relatives au tracé du futur pipeline, en coordination étroite avec les services nigériens.
Les travaux portent également sur l’analyse du cadre légal et réglementaire du Niger, notamment :
• les conditions de pose des canalisations
• les études d’impact environnemental et social (EIE et EDD)
• les procédures d’octroi des permis et autorisations
• les exigences liées au développement local
Réunions avec les acteurs énergétiques nigériens
En outre, la visite comprend aussi plusieurs réunions techniques avec les responsables de SONIDEP, du ministère nigérien du Pétrole et l’ensemble des parties prenantes du projet. L’objectif est de définir les premières étapes opérationnelles en s’appuyant sur les conclusions préliminaires de l’étude de faisabilité réalisée par le cabinet Penspen.
Lancement opérationnel imminent
Enfin, Sonatrach a confirmé que la phase concrète de réalisation du gazoduc transsaharien — reliant le Nigeria, le Niger et l’Algérie — débutera immédiatement après le mois de Ramadan 2026, conformément aux instructions du président Abdelmadjid Tebboune.
Ce projet d’envergure continentale est considéré comme stratégique pour la sécurité énergétique régionale et pour l’approvisionnement futur de l’Europe en gaz naturel.
