C’est le grand jour pour la mine de zinc et de plomb située entre les communes d’Amizour et Tala Hamza.
Ainsi, sur instruction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre Saifi Ghrieb a procédé, mardi 17 mars 2026, dans la wilaya de Béjaïa, au lancement officiel des travaux ce projet stratégique.
Une production destinée au marché national et à l’export
En effet, ce projet minier d’envergure nationale constitue l’un des investissements les plus importants du secteur extractif en Algérie. Après son arrivée au village d’Aït Bouzid (Tala Hamza), le Premier ministre, accompagné d’une importante délégation ministérielle et des autorités locales, a assisté à plusieurs présentations techniques détaillant les composantes du projet.
Le représentant de la société nationale Sonarem a indiqué que l’exploitation, pilotée par la société mixte Bejaia Zinc and Lead (BzL), devrait permettre une production annuelle d’au moins :
• 170 000 tonnes de zinc
• 30 000 tonnes de plomb
Cette production vise à couvrir les besoins de l’industrie nationale tout en générant un excédent destiné aux marchés internationaux.
Des infrastructures pour accompagner le projet minier
Le ministère des Travaux publics prévoit la réalisation d’une route reliant la mine à l’autoroute au point kilométrique 13 dans la commune de Tala Hamza, afin de faciliter le transport des matières premières et d’assurer la sécurité des flux logistiques. Sur le plan énergétique, le projet sera raccordé aux réseaux électrique et gazier grâce à la construction d’une ligne de 60 kilovolts depuis le poste d’El Kseur.
Gestion de l’eau et protection de l’environnement
Selon le ministère des Ressources en eau, la surface occupée par la mine ne dépasse pas 2 % du bassin hydrique régional, limitant ainsi l’impact sur les activités agricoles de la vallée de la Soummam.
Les eaux de drainage seront stockées temporairement avant leur traitement dans une station spécialisée destinée à éliminer les métaux lourds et les matières solides.
Le projet prévoit également :
• la réutilisation des résidus miniers pour combler les galeries souterraines
• des systèmes modernes de gestion des déchets
• des mesures de prévention du drainage acide
Pose de la première pierre et démarrage officiel des travaux
À l’issue de la visite, le Premier ministre a posé la première pierre du projet et donné le signal officiel du lancement des travaux d’exploitation de la mine d’Oued Amizour, considérée comme l’un des gisements les plus importants au monde.
L’exploitation sera réalisée par extraction souterraine, avec un traitement du minerai permettant d’atteindre une concentration d’environ 60 % de zinc ou de plomb, contre des teneurs naturelles nettement inférieures.
Un levier économique majeur pour la région
Dans un premier temps, la production sera orientée vers le marché national avant l’exportation du surplus. Ce projet devrait contribuer à :
• la valorisation des ressources minières algériennes
• l’augmentation des recettes en devises
• la création d’emplois
• le développement économique de la région de Béjaïa
