L’aéroport Moufdi Zakaria de Ghardaïa a vécu une matinée inhabituelle ce mardi 19 mai.
Deux avions cargos affrétés par une compagnie étrangère ont atterri à moins d’une heure et demie d’intervalle, déchargeant au total 840 ovins importés directement de Hongrie — un acheminement aérien non-stop qui traverse l’Europe centrale, la Méditerranée et la moitié du territoire national.
Deux rotations, 420 moutons chacune
Le premier appareil s’est posé à 10h00 précises. À son bord : 420 ovins immédiatement pris en charge par une équipe vétérinaire dépêchée sur le tarmac. Le secrétaire général de la wilaya, Djelloul Cheboui, ainsi que plusieurs membres de l’exécutif local, assistaient à la réception. Après validation sanitaire, les animaux ont été chargés sur des semi-remorques directement depuis le tarmac.
À 11h20, un second cargo de la même compagnie posait ses roues sur le même aéroport, avec une cargaison identique : 420 moutons en provenance de Hongrie.
11 vols prévus, près de 4 500 moutons attendus pour la wilaya
Selon nos informations, onze rotations directes Hongrie–Ghardaïa sont programmées au total. Sur la base de 420 têtes par vol, c’est un quota d’environ 4 420 ovins qui serait attribué à la wilaya de Ghardaïa dans le cadre de cet approvisionnement. Le lieu de parcage n’a pas été communiqué.
La presse tenue à l’écart
À signaler : les journalistes présents sur place — informés par leurs sources et déplacés à plus de 20 km au sud de Ghardaïa — ont été priés de quitter les lieux et interdits de photographier l’opération.
En effet, informé par nos sources de l’arrivée du premier avion chargé d’ovins à l’aéroport Moufdi Zakaria de Ghardaïa et alors que nous sommes rendus sur place, à plus de vingt (20) km à la sortie sud de Ghardaïa, pour couvrir l’événement, nous avons été invités à quitter les lieux, interdits même de prendre quelques photos. Un épisode qui illustre une tendance persistante : l’exclusion de la presse lors d’événements pourtant d’intérêt public.
