Face à la grogne sociale qui secoue le pays, notamment à cause de la hausse surprise des prix des carburants et la contestation des transporteurs, le Front des forces socialistes (FFS), vient de réagir.
Ainsi et dans un communiqué rendu public ce samedi 3 janvier 2026, la formation politique présidée par M.Youcef Aouchiche, a fortement critiqué la « gestion à la hussarde » du gouvernement, notamment en ce qui concerne les secteurs des hydrocarbures et des Transports.
Hausse des carburants : un «reniement manifeste » des engagements officiels
En effet et concernant l’augmentation des prix du carburant, la plus vieux parti d’opposition du pays, exprime « avec la plus grande fermeté», son rejet à cette décision, qu’il qualifie d’«unilatérale» et qui selon le FFS, constitue un «reniement manifeste » des engagements officiels de l’État en matière de protection du pouvoir d’achat et de lutte contre l’inflation. « Prise en dehors de tout cadre budgétaire clair, cette mesure est socialement injuste et économiquement lourde de conséquences», s’indigne cette formation politique.
Toujours selon le FFS, avec cette hausse des prix des carburants, les pouvoirs publics consacrent « l’improvisation comme mode de gouvernance». Pour ce parti, les autorités entretiennent l’« illusion monétaire», au détriment d’une véritable stabilité sociale, les récentes revalorisations des retraites et du salaire national minimum garanti étant vouées à être rapidement absorbées par le retour de l’inflation.
Code de la route : la « reculade » du gouvernement décriée
Dans la foulée, le Front des forces socialistes dresse le même constat, voire pire, au sujet de la « reculade » du gouvernement et plus précisément le ministère des collectivités locales et Transports, par rapport au code de la route. « Le FFS constate avec regret que la politique d’improvisation et de bricolage institutionnel se confirme à travers la séquence ayant entouré l’adoption du nouveau code de la route, révélatrice des graves dysfonctionnements qui caractérisent la gouvernance actuelle du pays», font remarquer les auteurs dudit document.
Selon ces derniers, ce code est la route a été adopté «dans la précipitation» par l’Assemblée populaire nationale (APN), et ce, soulignent-ils, «sans aucune concertation» avec les acteurs concernés, ce qui eu pour effet de provoquer un mouvement de grève massif. « Le recul précipité des pouvoirs publics, à la suite de réunions de rattrapage avec les représentants syndicaux et de promesses tout aussi improvisées, susceptibles d’impacter directement le pouvoir d’achat des citoyens, confirme l’absence d’anticipation et de vision globale dans la conduite des affaires publiques», tranche le FFS.
Enfin, cette formation politique souligne que ce « cafouillage » au sein du gouvernement met en lumière l’«affaiblissement inquiétant» des institutions censées garantir l’équilibre et la stabilité de l’État. Et de conclure en assènant qu’à travers ces décisions, l’État a offert aux citoyens l’image d’un « exécutif qui agit seul, sans vision ni stratégie d’ensemble, imposant des décisions aussitôt corrigées sous la pression sociale ; et un Parlement se pliant à la volonté de l’exécutif et renonçant entièrement à ses prérogatives constitutionnelles de contrôle et de législation».


