Alors que le calendrier officiel fixe la rentrée scolaire au 6 septembre prochain, la colère et l’inquiétude montent dans le Grand Sud algérien.
Confrontés à des températures extrême pouvant avoisiner les 55 °C, enseignants, parents d’élèves et élus locaux se mobilisent. Un député interpelle directement le ministre de l’Éducation nationale pour réclamer un décalage du calendrier.
Une rentrée sous 55 °C : l’alerte lancée au ministère de l’Éducation
Les conditions climatiques estivales dans les wilayas du Sud de l’Algérie menacent-elles la santé et la scolarité des élèves ? C’est la sonnette d’alarme tirée par Mourad Khaoua, député de la circonscription d’El Mghir.
Dans une correspondance officielle adressée au ministre de l’Éducation nationale, M. Mohamed Sghir Saâdaoui, l’élu relaie la vive inquiétude de la communauté éducative et des familles locales.
Au cœur des revendications : la date du 6 septembre, jugée impraticable et risquée dans ces régions sahariennes où le thermomètre bat des records à cette période de l’année.
« Le retour à une date anticipée pour cette saison suscite des inquiétudes quant aux répercussions négatives susceptibles d’affecter la réussite scolaire et la santé psychologique et physique des élèves, surtout qu’en septembre les températures peuvent atteindre 55 °C », prévient le député dans sa lettre.

Santé des élèves et égalité des chances : les arguments pour un report
Pour les familles comme pour le corps enseignant, faire classe sous une telle chaleur – souvent dans des établissements insuffisamment équipés en climatisation – relève du défi sanitaire. Le député plaide pour un report de la rentrée à la fin du mois de septembre ou au début du mois d’octobre.
Cette demande s’appuie sur plusieurs arguments majeurs :
- La santé et la sécurité : Éviter les coups de chaleur, la déshydratation et le stress thermique chez les jeunes enfants.
- L’égalité des chances : Offrir des conditions d’apprentissage décentes et comparables à celles du reste du pays.
- L’adaptation environnementale : Prendre en compte les réalités climatiques régionales dans les décisions nationales.
Un précédent encourageant : vers un arbitrage du ministre ?
Ce débat n’est pas nouveau, mais la décision de fixer la rentrée au début du mois de septembre marque un recul selon les acteurs du secteur. Lors des deux années précédentes, le ministère avait pris la décision saluée de décaler la rentrée pour les régions méridionales.
En appelant à une « éducation adaptée à tous les citoyens, axée sur des normes scientifiques, sociales et environnementales », les représentants du Sud espérerent désormais un nouvel arbitrage rapide de la part de l’exécutif pour adapter le calendrier scolaire aux réalités du terrain.
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