Face à la vague d’incendies qui ravage plusieurs wilayas d’Algérie, la justice frappe fort.
Sept personnes ont été interpellées et placées en détention provisoire pour des actes d’incendie volontaire. Poursuivis par le Pôle pénal national, les suspects font face à des accusations gravissimes pouvant aller jusqu’à la peine capitale.
Une vague de feux de forêt d’origine criminelle ?
Alors que l’Algérie fait face depuis la fin de la semaine dernière à la résurgence de violents feux de forêt, les enquêtes judiciaires révèlent des actes de sabotage délibérés. Ce dimanche, le procureur de la République près le Pôle pénal national de Sidi M’Hamed a annoncé le traitement de cinq affaires d’incendie volontaire réparties sur plusieurs régions du territoire.
Les investigations conjointes de la Sûreté nationale et de la Gendarmerie nationale ont mené à l’interpellation de sept pyromanes présumés. Les feux incriminés ont ciblé des massifs forestiers, des terres agricoles ainsi que des broussailles situées à proximité immédiate de zones résidentielles.
Cinq wilayas touchées par des actes de sabotage
Les preuves et flagrants délits accumulés par les forces de l’ordre dressent un panorama inquiétant dans cinq wilayas du pays :
- Guelma : Un individu a été pris sur le fait, filmé alors qu’il boutait le feu près de la bibliothèque communale du quartier Maghmouli.
- Constantine : Deux suspects ont détruit près de 1 000 bottes de fourrage, des dizaines d’arbres fruitiers (dont 40 oliviers) et deux étables en incendiant des broussailles.
- Tipaza : L’incendie volontaire d’une exploitation agricole privée a ravagé environ 500 m² de pins d’Alep, d’oliviers et de couvert végétal.
- Jijel : Un homme a été arrêté en flagrant délit au moment où il allumait un feu au cœur d’un quartier habité.
- Bouira : Au village de Boukhalfoun (commune de Boukrame), la vigilance des riverains a permis d’identifier et d’arrêter deux individus repérés au départ d’un feu de forêt.
Mandat de dépôt et lourdes sanctions judiciaires
Présentés devant le parquet du Pôle pénal national compétent en matière de criminalité transnationale et de cybercriminalité, les sept mis en cause ont été formellement inculpés pour :
- Actes de sabotage mettant en danger la vie d’autrui, la sécurité publique et les biens.
- Incendie volontaire de domaines forestiers appartenant à l’État.
- Incendie volontaire de lieux d’habitation (pour l’un des prévenus).
Une fermeté judiciaire absolue : Conformément au Code pénal algérien, la gravité de ces chefs d’accusation expose les accusés à des peines maximales, pouvant aller jusqu’à la peine de mort.
À l’issue de leurs auditions, le juge d’instruction a ordonné le placement immédiat sous mandat de dépôt des sept suspects. Cette action coup de poing de la justice illustre la tolérance zéro prônée par les autorités algériennes face aux actes criminels qui menacent la sécurité nationale et le patrimoine forestier du pays.
Lien permanent : https://just-infodz.com/l256
