La coopération entre Alger et Moscou semble entrer dans une nouvelle phase, portée par des ambitions communes en matière de développement urbain et de modernisation des infrastructures.
Ainsi, en visite dans la capitale algérienne à l’occasion des « Journées de Moscou » et du Forum d’affaires algéro-russe, le ministre du gouvernement de Moscou et chargé des relations économiques extérieures et internationales, Sergueï Tcheryomine, a affiché la volonté de la capitale russe d’accompagner Alger dans la réalisation de ses objectifs à l’horizon 2035.
Un partenariat au service du plan Alger 2035
En effet, intervenant sur les ondes de la Chaine 3 de la Radio Nationale, le responsable Russe a indiqué avoir abordé avec les autorités algériennes la perspective d’un partenariat structurant autour du plan d’aménagement et d’urbanisme de la wilaya d’Alger.
Moscou propose de mettre à disposition son «savoir-faire», notamment dans les domaines de la modernisation des infrastructures et de la transformation numérique. Une offre qui s’appuie sur l’expérience d’une métropole considérée comme l’une des plus dynamiques au monde.
L’intelligence artificielle comme levier de modernisation
Dans ce sillage, Sergueï Tcheryomine a mis en avant les avancées de Moscou dans l’intégration des technologies de pointe. L’intelligence artificielle y est déjà largement déployée dans des secteurs clés tels que le logement, les services sociaux, l’éducation et la santé publique. Selon lui, ces solutions pourraient être adaptées au contexte algérois afin de soutenir l’amélioration des services urbains et la gestion des ressources.
Transport et infrastructures : un axe stratégique
La question des transports a également occupé une place centrale dans les discussions. Moscou, reconnue pour la rapidité de développement de son réseau de métro et pour ses solutions innovantes en matière de mobilité, se dit prête à partager son expertise pour accompagner Alger dans la modernisation de ses infrastructures de transport.
Au-delà de la capitale, c’est l’ensemble du marché algérien qui attire l’attention des partenaires russes. Sergueï Tcheryomin a d’ailleurs qualifié l’Algérie de « porte d’entrée vers l’Afrique », tout en soulignant le potentiel qu’offre le pays pour les investissements étrangers. Les grands projets lancés ces dernières années, notamment dans les chemins de fer, la modernisation des ports et l’expansion urbaine, renforcent cette attractivité.
Un intérêt croissant des investisseurs russes
Ces chantiers d’envergure suscitent donc un intérêt croissant chez les opérateurs économiques russes, déjà présents sur le continent africain à travers des programmes liés à ONU-Habitat. Une dynamique qui pourrait, à terme, consolider les liens économiques entre Alger et Moscou et ouvrir la voie à des partenariats durables dans des secteurs stratégiques.
