L’Algérie s’impose plus que jamais comme la destination phare des investissements énergétiques en Afrique.
Outre les entreprises américaines, notamment Chevron et ExxonMobil, ou bien le géant italien Eni, l’Algérie multiplie les opportunités d’investissement avec d’autres puissances énergétiques.
Dans ce cadre, le ministre d’État, ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab, a reçu ce dimanche à Alger le président de la société iranienne Industrial Pioneers Farayand Co. (IPF), Faramarz Ekhteraei. Au cœur des discussions : une alliance stratégique et des opportunités d’investissement massives dans le raffinage, la pétrochimie et le transfert de technologies.
Un partenariat stratégique entre la Sonatrach et Farayand
L’axe Alger-Téhéran s’accélère dans le secteur de l’énergie. Accompagné de son directeur exécutif et en présence d’Amine Remini, président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH), le patron de la firme iranienne Farayand a affiché de grandes ambitions pour le marché algérien.
Cette rencontre de haut niveau a permis de poser les jalons d’une coopération renforcée avec le groupe national Sonatrach. Les discussions ont ciblé des secteurs clés de l’économie algérienne :
- L’industrie pétrolière et gazière ;
- L’ingénierie industrielle de pointe ;
- La modernisation des installations de traitement ;
- Le développement de projets énergétiques à forte valeur ajoutée.
Pétrochimie et raffinage : L’Algérie cible la haute valeur ajoutée
L’Algérie ne veut plus seulement exporter ses ressources brutes, elle veut les transformer localement. C’est tout l’enjeu de ce rapprochement avec Farayand. Les deux parties ont examiné des projets structurants liés au raffinage et à la pétrochimie, avec un focus particulier sur la production de produits dérivés essentiels comme le polypropylène.
Au-delà de la production, l’expertise iranienne est sollicitée pour injecter des solutions technologiques modernes à toutes les étapes de la chaîne de valeur. De la conception d’unités industrielles spécialisées au traitement des eaux industrielles, l’objectif est clair : maximiser l’efficacité opérationnelle et booster le PIB national.
Transfert de technologie et « Contenu Local » : Les exigences d’Alger
Le ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab, a profité de cette audience pour inviter officiellement Farayand à intensifier ses contacts avec la Sonatrach et à établir une présence durable en Algérie. Cependant, le message d’Alger est ferme : l’investissement étranger doit rimer avec développement local.
M. Arkab a ainsi insisté sur trois piliers non négociables pour l’avenir de ce partenariat :
- Le transfert de savoir-faire et de technologies de pointe.
- La promotion de la fabrication locale d’équipements pétroliers et gaziers.
- La montée en compétences des cadres et ingénieurs algériens.
Cette feuille de route s’inscrit en droite ligne avec la stratégie nationale visant à densifier le tissu industriel algérien et à imposer le « contenu local » dans les grands contrats énergétiques.
Farayand séduite par le climat des affaires en Algérie
Face à ces ambitions, l’entreprise iranienne — leader dans les projets clés en main (EPC) et l’approvisionnement industriel — se dit prête à relever le défi. Faramarz Ekhteraei a exprimé le vif intérêt de sa compagnie pour le marché algérien, qualifié de hautement stratégique.
Le président de Farayand a affirmé que son groupe mettrait toute son ingénierie et ses solutions innovantes au service du secteur des hydrocarbures en Algérie. Une démarche qui scelle la volonté des deux pays de bâtir un partenariat gagnant-gagnant, fondé sur l’échange mutuel et la création de valeur.
Alors que l’Algérie multiplie les réformes économiques pour attirer les capitaux étrangers, l’arrivée imminente de Farayand dans le paysage énergétique national confirme la dynamique positive et la crédibilité internationale de la destination Algérie.
