Face à l’intention de certains pays européens de s’impliquer militairement dans l’agression américano-israélienne contre l’Iran, Moscou, à travers certains diplomates, hausse le ton.
Ainsi, Sergey Karnaukhov et de Dimitri Simes, deux diplomates russes et souvent qualifiés de « porte voix » du Kremlin, viennent de menacer l’Europe, notamment la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, en cas d’intervention militaire dans le guerre opposant l’Iran à la coalition américano-israélienne.
« L’Europe ne comprend que le langage de la force…»
En effet, invités sur la chaîne de télévision russe Solovyov Live, ces diplomates ont émis la suggestion de « frappes » contre les pays européens qui pourraient prendre part au conflit au Moyen-Orient. « Nous nous sommes assez tus contre ce qui passe au Moyen-Orient où les américains et Israël font la loi et voici que l’Europe tente de s’immiscer dans cette agression», fera remarquer Dimitri Simes.
Pour son acolyte, Sergey Karnaukhov, « Donald Trump, sans le vouloir, a créé des opportunités politiques et psychologiques pour nous. Il nous a donné carte blanche à notre commandant suprême pour faire ce qu’il juge approprié pour la sécurité nationale et par mes propos, je vise l’Europe», a-t-il lâché. C’est là que le présentateur de l’émission, Vladimir Solovyov, saisira la balle au bond pour lancer « L’Europe ne comprend que le langage de la force, et seulement lorsqu’elle est utilisée contre elle. Ils ont vu qu’Oreshnik a été utilisé à deux reprises et se sont crus à l’abri dans leur petit palais. Il est grand temps de frapper leur petit palais», a-t-il suggéré. Ces déclarations sont loins d’être innocentes et traduisent l’« agacement » de Moscou quant à l’attitude calvaire des États-Unis et des européens.
Le Kremlin « furieux » après la mort de Khamenei
En effet, l’assassinat du guide suprême iranien, Ali Khamenei, a déclenché la colère du Kremlin. Vladimir Poutine et sa diplomatie dénoncent une « agression préméditée » et voient dans cette crise de nouvelles opportunités stratégiques face à l’Occident. La réaction de Vladimir Poutine, après la mort annoncée de l’ayatollah iranien Ali Khamenei. Ce dimanche 1er mars, le maître du Kremlin s’est dit «furieux» contre Washington, après les frappes israélo-américaines qui ont été menées à l’encontre de Téhéran depuis ce samedi. Le président russe a présenté ses condoléances suite au décès du guide suprême. Mais selon Vladimir Poutine, la mort d’Ali Khamenei est un « assassinat commis en violation cynique de toutes les normes de la morale humaine et du droit international ».
La veille, la diplomatie russe, avait mis en garde contre les répercussions de ces frappes sur l’ordre mondial de non-prolifération nucléaire, dont le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) constitue la pierre angulaire. Elle dénonce les bombardements d’installations nucléaires placées sous les garanties de l’AIEA, jugés « inadmissibles », et conteste l’argument selon lequel ces opérations viseraient à empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire. Selon Moscou, de telles actions risquent au contraire d’inciter d’autres États à renforcer leurs capacités de défense face à un environnement sécuritaire de plus en plus instable.
