Ce mardi 14 juillet 2026, le Premier ministre algérien, Seifi Ghrieb, a présidé une réunion gouvernementale cruciale.
Au cœur des débats : l’accélération des grands projets miniers stratégiques du pays et, surtout, l’équation complexe de leur approvisionnement en eau et en énergie, indispensable pour soutenir cette nouvelle ère industrielle.
1. Gara Djebilet, Tébessa, Tala Hamza : Les géants miniers s’activent
L’Algérie est engagée dans une course contre la montre pour diversifier son économie hors hydrocarbures. Le suivi permanent des projets structurants montre que les chantiers avancent à un rythme soutenu. Le point a été fait sur trois projets majeurs :
- La mine de fer de Gara Djebilet (Tindouf) : Un gisement colossal destiné à alimenter la sidérurgie nationale et l’exportation.
- Le projet intégré de phosphate (Tébessa) : Un pilier pour l’industrie des engrais et l’agriculture de demain.
- La mine de zinc et de plomb de Tala Hamza – Oued Amizour (Béjaïa) : Un projet clé pour l’industrie technologique et métallurgique.
Si les infrastructures et les installations industrielles sortent de terre, le gouvernement met désormais l’accent sur un facteur critique de réussite : la viabilité énergétique et hydrique de ces sites isolés.
2. Le double défi de l’eau et de l’énergie pour l’industrie minière
Pour faire tourner ces géants industriels, les besoins en ressources sont colossaux. L’exécutif a passé en revue les mesures concrètes pour garantir une alimentation stable et durable :
L’approvisionnement énergétique
Le raccordement électrique et le déploiement de solutions énergétiques dédiées (notamment le gaz et l’intégration progressive des énergies renouvelables) sont en cours de finalisation pour sécuriser l’extraction et la transformation sur site.
Le défi hydrique et l’apport du dessalement
Dans des régions souvent soumises au stress hydrique, l’utilisation rationnelle de l’eau est une priorité absolue. C’est ici que la stratégie nationale de l’eau prend tout son sens. L’Algérie mise massivement sur le dessalement de l’eau de mer pour libérer des ressources en eau douce et alimenter ses complexes industriels sans pénaliser les populations locales.
3. Économie circulaire : Valoriser la saumure pour l’industrie
Dans cette quête d’efficacité et de respect de l’environnement, le Gouvernement a examiné un projet novateur de valorisation de la saumure issue des stations de dessalement.
Conformément aux directives du Président de la République pour promouvoir l’économie circulaire, ce projet vise un double objectif :
- Réduire l’impact environnemental des rejets salins en mer.
- Créer de la valeur en extrayant et en produisant des sels hautement qualitatifs destinés à divers usages industriels (y compris la chimie et les procédés miniers).
Une première étape concrète : Une filière technologique claire a été définie et une station pilote est d’ores et déjà opérationnelle au niveau de la station de dessalement de Corso (Boumerdès).En associant la valorisation des ressources marines à l’essor de sa puissance minière, l’Algérie dessine les contours d’une industrie lourde plus verte, résiliente et souveraine.
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