Le samedi 21 mars 2026, l’Iran a frappé la ville israélienne de Dimona, dans le désert du Néguev, ciblant directement une zone qui abrite l’une des installations nucléaires les plus sensibles de l’État hébreu.
L’armée israélienne a confirmé à l’AFP un « impact direct de missile » iranien sur un bâtiment de la ville de Dimona. (L’Orient-Le Jour) Les secouristes du Magen David Adom (MDA), l’équivalent israélien de la Croix-Rouge, ont pris en charge 39 personnes, dont un enfant d’environ dix ans touché par des éclats et dans un état grave.
Un site nucléaire stratégique dans le viseur de Téhéran
Dimona abrite le Centre de recherche nucléaire du Néguev Shimon Peres, une installation que la presse internationale associe depuis des décennies à un possible programme d’armement nucléaire. Israël maintient à ce sujet une politique d’« ambiguïté stratégique », ne confirmant ni n’infirmant la possession d’armes nucléaires.
Face à la frappe, l’armée israélienne a indiqué que des tentatives d’interception avaient été effectuées avant l’impact, et que l’incident ferait l’objet d’une enquête. Elle a rappelé que la défense aérienne « n’est pas hermétique », appelant la population à continuer de suivre les consignes du commandement intérieur.
Une riposte iranienne après les frappes sur Natanz
La télévision d’État iranienne a présenté le tir de missile sur Dimona comme une « réponse » à la frappe contre le site nucléaire iranien de Natanz.
Cette installation d’enrichissement nucléaire avait en effet été touchée dans la journée par une frappe israélo-américaine, selon l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, qui a précisé qu’aucune fuite de matières radioactives n’avait été signalée.
L’Iran menace les capitales européennes, selon Israël
Par ailleurs et dans ce contexte d’escalade, le chef d’état-major de l’armée israélienne, le général Eyal Zamir, a lancé un avertissement aux pays européens. Deux missiles balistiques iraniens ont également été tirés en direction de la base américaine de Diego Garcia, dans l’océan Indien, à près de 4 000 kilomètres des côtes iraniennes.
Selon le général Zamir, ces missiles à longue portée ne visent pas uniquement Israël : Berlin, Paris et Rome seraient toutes à portée de tir. Il a appelé les nations à s’attaquer à cette menace dès maintenant, estimant que la possession de capacités balistiques létales par des régimes dictatoriaux représente un danger pour la sécurité mondiale dans son ensemble.
