Ces dernières 24h, le conflit au Moyen-Orient est monté d’un cran. La ville de Dimona, laquelle abrite un site de recherche nucléaire a été prise pour cible par les missiles iraniens et de son côté, Israël s’en est pris aux installations énergétiques iraniennes.
Ainsi, il s’agit là d’une autre escalade incontrôlée dans ce conflit armé, dont l’issue reste des plus incertaine. Devant cette situation, le président américain Donald Trump, tente encore une fois de faire usage de dissuasion.
L’ultimatum de Trump sur Truth Social
En effet, Donald Trump a lancé dimanche un ultimatum de 48 heures à l’Iran, menaçant de frapper et d’« anéantir » ses centrales électriques si Téhéran ne rouvrait pas intégralement le détroit d’Ormuz. En réponse, l’Iran a averti qu’il ciblerait les infrastructures énergétiques et de dessalement de toute la région.
« Dans les 48 HEURES à compter de ce moment précis, les États-Unis d’Amérique frapperont et anéantiront leurs différentes centrales électriques, en commençant par la plus grande », a écrit Donald Trump tard samedi soir sur sa plateforme Truth Social. Cette déclaration fait suite à une autre, publiée la veille, dans laquelle il évoquait la possibilité de « mettre un terme » aux opérations militaires dans la région — un signal contradictoire, alors même que Washington continue de déployer troupes et navires de guerre au Moyen-Orient.
Téhéran brandit la menace des infrastructures régionales
Dans ce contexte de montée en puissance, les médias d’État iraniens, citant un porte-parole militaire, ont indiqué que si ses installations énergétiques venaient à être attaquées, l’Iran répliquerait en visant les infrastructures énergétiques et de dessalement des pays de la région. Une réponse qui pourrait plonger plusieurs États du Golfe dans une crise humanitaire majeure.
Quatre semaines de guerre sans désescalade
Ces échanges de menaces surviennent alors que la guerre américano-israélienne contre l’Iran entre dans sa quatrième semaine, sans signe d’apaisement. Samedi en fin de journée, Téhéran a frappé les villes israéliennes de Dimona et d’Arad, dans le sud du pays, à proximité du Centre de recherche nucléaire du Néguev.
Un premier missile a visé une zone résidentielle de Dimona, à environ cinq kilomètres de l’installation nucléaire — que la presse internationale associe depuis des décennies à un programme d’armement nucléaire, qu’Israël ne confirme ni n’infirme officiellement. Un second missile a touché la ville voisine d’Arad, provoquant également de nombreuses victimes. Au total, ces deux frappes ont conduit à l’hospitalisation de plus de 300 personnes, dont huit dans un état grave selon le dernier bilan disponible.
