Les partis politiques participant aux prochaines élections législatives de juillet prochain sont ébullition. La cause ? Des « dysfonctionnements » et autres « blocages » constatés par certaines formations politiques.
Ainsi, après le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), qui a dénoncé des « blocages administratifs » au sujet des parrainages, notamment dans la wilaya de Béjaïa, c’est au tour du Parti des Travailleurs ( PT), présidé par Mme Louisa Hanoune de monter au créneau.
Des formulaires de parrainages indisponibles
En effet, cette formation politique, dénonce dans un communiqué daté du 16 avril 2026, une «série de dysfonctionnements administratifs», qui menacent selon elle, sérieusement le bon déroulement du processus électoral en vue des élections législatives du 2 juillet 2026.
Ainsi, le PT pointe en premier lieu un «retard de plus d’une semaine» dans la mise à disposition des formulaires de parrainages individuels destinés aux listes de candidats. Ce retard, imputable à l’indisponibilité des formulaires ou à la non-désignation des coordinateurs auprès des représentations de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), constitue selon le parti une «violation caractérisée» de la loi, dans la mesure où il réduit d’après le PT, mécaniquement le délai légal accordé à la collecte des signatures.
La légalisation des formulaires «bloquée»
En outre et toujours selon le document de cette formation politique, dans la plupart des wilayas, les agents délégués chargés de légaliser les formulaires de candidature au niveau des communes «n’ont toujours pas été désignés», précise le PT.
Ce dernier, souligne que ce défaut de désignation entraîne des « blocages ». Le PT dénonce des pratiques qui rappellent, selon lui, de sombres épisodes ayant jadis alimenté la désaffection des Algériens pour les processus électoraux.
Le parti souligne que si le recours aux notaires, huissiers de justice et traducteurs assermentés est techniquement possible, les communes demeurent les structures les mieux adaptées pour assurer cette mission : elles sont connues des citoyens, disposent de ressources humaines suffisantes et relèvent directement du ministère de l’Intérieur, chargé de la logistique électorale. Les officiers ministériels privés, eux, restent peu accessibles et souvent méconnus du grand public.
Le Parti des Travailleurs dénonce une « exclusion déguisée»
Face à l’accumulation de ces obstacles et après des contacts avec l’ANIE qui n’ont pas permis de les lever, le Parti des Travailleurs pose une question directe : est-il concevable que les conditions administratives minimales ne soient pas réunies avant même la convocation du corps électoral ? « Plusieurs partis politiques et listes indépendantes ayant contacté le PT pour faire état d’obstacles similaires», indique le parti de Louisa Hanoune, tout en n’écarte pas l’hypothèse que ces « dérives » puissent refléter des «intentions politiques préconçues», visant à écarter certaines listes dont la participation dérangerait des acteurs locaux cherchant à influencer le scrutin.
Les exigences du Parti des Travailleurs
Face à ces « carences », le Secrétariat du Bureau politique du PT formule des exigences claires :
• La compensation des jours perdus en raison du retard dans la remise des formulaires par les coordinations de l’ANIE
• La désignation immédiate d’un nombre suffisant d’agents délégués dans toutes les communes pour certifier les formulaires des électeurs
• La demande de comptes aux autorités concernées afin de mettre fin à la confusion qui s’installe
Préserver la crédibilité du scrutin
Enfin, leLe PT rappelle que ces élections interviennent dans un contexte particulier : celui d’un «regain d’intérêt» des citoyens pour la vie politique, traduit par une augmentation sensible des inscriptions de jeunes sur les listes électorales. «Laisser ces dysfonctionnements perdurer reviendrait à semer le doute parmi les électeurs et à contredire l’engagement du président de la République en faveur d’élections sincères et transparentes», prévient le Parti des Travailleurs.
Pour ce dernier, es autorités compétentes sont, «dans l’obligation d’agir sans délai», pour lever l’ensemble des obstacles signalés et garantir l’égalité des chances entre tous les candidats avant l’ouverture officielle de la campagne électorale.
