Face aux abus répétés sur le littoral oranais, la justice frappe fort. Le tribunal d’Aïn El Turk vient de prononcer des peines de prison ferme contre plusieurs individus impliqués dans l’occupation illégale du domaine public maritime. Une offensive judiciaire qui confirme la ligne dure des autorités : la gratuité des plages n’est pas négociable.
6 mois de prison ferme : La justice tape du poing sur la table
Le message est désormais clair : l’accès aux plages algériennes doit rester libre et gratuit pour tous les citoyens. Ce dimanche, le tribunal d’Aïn El Turk a condamné trois individus à six mois de prison ferme pour exploitation illégale des espaces maritimes.
Les trois mis en cause avaient été interpellés quelques jours plus tôt, le jeudi 23 juillet, lors d’une opération d’envergure menée par la Brigade Mobile de la Police Judiciaire (BMPJ) de la sûreté de daïra d’Aïn El Turk.
Un matériel massif saisi par les forces de l’ordre
Lors de cette intervention coup de poing, les éléments de la police judiciaire ont mis fin au squattage du littoral en saisissant un équipement important destiné à être loué de force aux estivants :
- 57 chaises
- 20 tables
- 27 parasols
La gratuité des plages : Une priorité absolue pour la wilaya d’Oran
Cette opération d’assainissement s’inscrit directement dans le cadre des directives fermes édictées par le Wali d’Oran, M. Ibrahima Ouchan. Face à la prolifération des groupes informels — souvent qualifiés de « mafia des plages » — qui imposent leur loi aux vacanciers, la wilaya a engagé une guerre d’usure.
L’objectif est double : garantir l’accès libre et souverain au littoral et protéger les familles et estivants contre toute forme de chantage commercial ou de harcèlement.
Vers la fin de l’impunité sur le littoral oranais ?
Pendant des années, le squattage des plages par des réseaux informels a gâché le séjour de milliers de vacanciers. En imposant des tarifs abusifs pour la location d’équipements ou le stationnement, ces groupes bafouaient la réglementation en vigueur.
Avec ces condamnations à de la prison ferme, les autorités franchissent un palier décisif. La stratégie de tolérance zéro ne se limite plus à de simples saisies de matériel : elle s’accompagne désormais de poursuites judiciaires exemplaires afin de dissuader définitivement toute tentative de récidive sur la côte oranaise.
Lien permanent : https://just-infodz.com/ez60
