Lors des travaux de la commission mixte de coopération algéro-nigérienne, le projet de gazoduc transsaharien TSGP, a été abordé par les dirigeants nigérians, tout en apportant les assurances nécessaires quant à sa « relance immédiate ».
Ainsi, le vice-directeur de la compagnie pétrolière nigérienne Sonidep, Inouab Kader, a affirmé ce dimanche à nos confrères de la chaîne AL24, que le projet de gazoduc transsaharien reliant le Niger à l’Algérie «n’a pas été abandonné», et sera mis en œuvre très prochainement.
Un partenariat stratégique relancé
En effet, le responsable a souligné que ce gazoduc constitue un projet de développement commun à fort impact économique et social, offrant des avantages mutuels significatifs aux deux pays. M.Inouab Kader a salué les initiatives des hautes autorités d’Alger et de Niamey visant à renforcer et relancer la coopération bilatérale dans le secteur de l’énergie. Il a insisté sur la volonté commune des deux parties de bâtir un partenariat fondé sur l’intérêt mutuel, garantissant des retombées économiques et stratégiques durables pour le Niger comme pour l’Algérie.
Sonatrach à pied d’œuvre à Niamey
À titre indicatif, depuis le 17 du mois en cours, une délégation technique du groupe Sonatrach a entamé une visite de travail à Niamey, marquant ainsi le début des préparatifs pour le lancement de la phase opérationnelle du gazoduc transsaharien.
Cette mission s’inscrit dans le cadre des orientations directes du président de la République Abdelmadjid Tebboune. La délégation, composée de cadres de Sonatrach et de représentants du ministère des Hydrocarbures et des Mines, a axé ses travaux sur trois volets prioritaires :
• La collecte des données techniques relatives au tracé du gazoduc sur le territoire nigérien
• La coordination avec les autorités et organismes nigériens concernés
• L’analyse du cadre juridique et réglementaire en vigueur au Niger, incluant les autorisations de construction, les études d’impact environnemental et les permis de pose des conduites
Des étapes cruciales dévoilées
La mission algérienne comprend également une série de rencontres et d’ateliers techniques avec les responsables de Sonidep, du ministère nigérien du Pétrole et l’ensemble des parties prenantes du projet.
Ces concertations visent à définir conjointement les premières phases opérationnelles pour la réalisation des études de tracé sur le territoire nigérien, en s’appuyant sur les résultats préliminaires de l’étude de faisabilité réalisée par le bureau d’études international Bincin. Cette étape constitue un préalable indispensable aux études détaillées, avant le lancement effectif des travaux de construction.
Le TSGP, symbole de la coopération Sud-Sud
Enfin et conformément aux instructions présidentielles, le lancement opérationnel du gazoduc transsaharien est prévu immédiatement après le mois de Ramadan 2026, avec la mobilisation totale des capacités du groupe Sonatrach. Ce gazoduc, qui reliera le Nigeria et le Niger à l’Algérie, est considéré comme le projet énergétique le plus ambitieux d’Afrique.
Cette dynamique reflète l’engagement ferme de l’Algérie à renforcer la coopération Sud-Sud et à consolider la présence de Sonatrach sur la scène énergétique continentale africaine.
