À l’occasion de la visite officielle du ministre sénégalais des Affaires étrangères à Alger ce dimanche 26 juillet 2026, l’Algérie et le Sénégal ont réaffirmé leur volonté de bâtir un partenariat stratégique dans le secteur de l’énergie.
Au cœur des discussions : l’implantation du géant pétrolier algérien Sonatrach au Sénégal, un acteur clé pour accompagner les récentes découvertes pétro-gazières du pays subsaharien.
Un partenariat énergétique stratégique entre l’Algérie et le Sénégal
Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a reçu ce dimanche 26 juillet 2026 à Alger le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, M. Cheikh Niang. Cette rencontre d’affaires, tenue en présence du PDG du groupe Sonatrach, Noureddine Daoudi, marque une étape décisive dans le rapprochement diplomatique et économique entre les deux nations.
Inscrite dans la vision du Président Abdelmadjid Tebboune visant à promouvoir la coopération Sud-Sud et l’intégration continentale, cette audience stratégique vise à positionner le savoir-faire algérien au centre du renouveau énergétique subsaharien.
Sonatrach et PETROSEN : Un axe renforcé sur toute la chaîne de valeur
Le cœur des échanges a porté sur la concrétisation du protocole d’accord liant le groupe Sonatrach à la Société nationale des pétroles du Sénégal (PETROSEN). Alors que le Sénégal entre dans le cercle des nations productrices d’hydrocarbures grâce à ses récentes découvertes offshore, l’expertise algérienne s’impose comme un levier stratégique majeur.
L’ambition de Sonatrach est de s’implanter activement au Sénégal à travers plusieurs axes d’intervention :
- Exploration et production : Participation au développement de nouveaux gisements pétroliers et gaziers.
- Raffinage et pétrochimie : Soutien à la transformation locale des ressources brutes.
- Transport et commercialisation : Optimisation de la distribution des produits pétroliers et gaziers sur le marché africain.
- Gouvernance et données : Assistance dans la gestion des données pétrolières, la sécurité industrielle et les normes environnementales.
« Le Sénégal souhaite s’appuyer sur l’expérience pionnière de l’Algérie et sur l’expertise reconnue de Sonatrach pour accompagner le développement rapide de sa propre industrie pétro-gazière », a souligné M. Cheikh Niang à l’issue de la réunion.
Transfert de technologie et formation : L’Institut Algérien du Pétrole en première ligne
Au-delà des investissements directs, l’accord prévoit un volet capital de transfert de compétences. L’Institut Algérien du Pétrole (IAP) travaillera en étroite collaboration avec son homologue sénégalais afin de former les futurs cadres et ingénieurs locaux.
Cette synergie académique et technique vise à garantir une gestion autonome et durable des ressources énergétiques sénégalaises tout en scellant un partenariat durable entre les deux États.
Une vision commune au sein de l’APPO pour la sécurité énergétique africaine
En marge des accords bilatéraux, M. Mohamed Arkab a rappelé la nécessité d’intensifier la concertation au sein de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO). Pour l’Algérie et le Sénégal, le renforcement de cette alliance africaine est indispensable pour :
- Garantir la sécurité énergétique du continent.
- Attirer de nouveaux investissements directs étrangers (IDE).
- Développer une souveraineté technologique à l’échelle africaine.
En projetant Sonatrach au Sénégal, l’Algérie confirme son rôle de moteur de la diplomatie énergétique sur le continent africain, tout en ouvrant de nouvelles perspectives d’investissement pour son champion national.
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