Au moment où l’Organisation mondiale de la santé (OMS) envisage l’hypothèse d’une «propagation interhumaine» de l’hantavirus, l’Algérie muscule sa stratégie de lutte contre les épidémies et autres maladies infectieuses.
Lors de la réunion du gouvernement présidée par le Premier ministre Sifi Ghrieb ce mardi 5 mai 2026, la situation épiGouvernement Sifi Ghrieb : Tebboune fixe le cap ! démiologique nationale a occupé une place centrale. Ainsi, face à la persistance des maladies transmissibles, l’exécutif annonce un renforcement massif des mécanismes de prévention et une numérisation du système d’alerte.
Un état des lieux épidémiologique rigoureux
En effet, au cœur des discussions de ce Conseil de gouvernement, un exposé détaillé sur la situation des «maladies transmissibles à déclaration obligatoire», a mis en lumière les défis sanitaires actuels. Dans un contexte mondial instable, l’Algérie surveille de près l’évolution des foyers infectieux tant au niveau national qu’international.
Le constat est clair : bien que maîtrisées, les maladies infectieuses demeurent un « défi majeur » pour la résilience du système de santé algérien. Cette réalité impose une mise à jour constante des protocoles de vigilance.
Les 3 axes de la nouvelle stratégie de lutte contre les épidémies
Dans le but de faire face aux menaces sanitaires, le gouvernement a validé une feuille de route axée sur la modernisation et la réactivité :
• Détection précoce et diagnostic rapide : augmenter les capacités des laboratoires et des structures de santé pour identifier les agents pathogènes avant toute propagation massive.
• Numérisation des systèmes d’alerte : (a transformation numérique permettra un signalement en temps réel des cas suspects, facilitant une intervention immédiate des autorités sanitaires.
• Coordination intersectorielle : la lutte contre les maladies infectieuses ne concerne pas uniquement le ministère de la Santé. Une synergie entre les différents secteurs (eau, environnement, commerce) est jugée indispensable pour une prévention efficace.
Vers une gouvernance sanitaire SMART
L’amélioration de la réponse aux risques épidémiques s’inscrit dans une dynamique globale de modernisation du service public. Le gouvernement prévoit d’accroître les capacités de réponse d’urgence, garantissant ainsi que chaque foyer infectieux soit circonscrit avec une précision chirurgicale. : L’enjeu : transformer le système de santé national pour qu’il ne soit plus seulement dans la réaction, mais dans l’anticipation grâce à l’analyse de données massives (Big Data) et une surveillance épidémiologique de pointe.
Sécurité sociale et protection des citoyens
En parallèle, le gouvernement a examiné le financement du système de sécurité sociale. L’objectif est d’assurer la «durabilité» de la protection sociale pour que chaque citoyen puisse accéder aux soins et aux traitements nécessaires, notamment dans le cadre de la prise en charge des pathologies infectieuses lourdes, malgré les évolutions démographiques. Cette réunion du 5 mai 2026 marque ainsi une volonté politique de sécuriser durablement la santé des Algériens face aux risques biologiques émergents.
