La lutte contre le squat des plages s’intensifie à Alger. Les forces de l’ordre viennent de démanteler un réseau d’exploitation illégale à Sidi Fredj, libérant ainsi l’accès public pour les estivants et saisissant une quantité importante de matériel.
Une descente inopinée met fin à l’anarchie
Le phénomène du squat des plages à Alger subit un nouveau coup d’arrêt. Lors d’une opération surprise menée la semaine dernière par les services de sécurité de la wilaya d’Alger, la plage de Sidi Fredj, située dans la commune de Zéralda, a été passée au peigne fin.
Cette descente inopinée a ciblé des exploitants clandestins qui s’appropriaient illégalement des portions de littoral pour imposer des tarifs abusifs aux familles et aux vacanciers. L’intervention s’est soldée par l’interpellation de 15 individus pris en flagrant délit.
Saisie record : le matériel de racket confisqué
Pour faire respecter la gratuité de l’accès au littoral, les policiers ont procédé à la saisie de 101 équipements de plage qui servaient de vitrine à ce commerce informel. Le bilan de la saisie se compose de :
- Mobilier de plage : 56 chaises, 16 tables et 17 parasols.
- Équipements nautiques : 2 scooters des mers motorisés, 2 planches à voile, 4 pédalos et 4 gilets de sauvetage.
- Logistique : Une corde de balisage qui servait à délimiter arbitrairement la zone maritime privatisée.
- Exploitation commerciale illégale d’une partie de la plage à des fins de location de matériel.
- Exercice d’activités de plaisance sans autorisation des autorités administratives compétentes.
- Violation de la réglementation sur la sécurité maritime, notamment pour la location d’embarcations à des personnes non habilitées à les piloter.
Cette opération coup de poing envoie un signal fort à l’aube de la saison estivale : le domaine public appartient à tous, et la tolérance zéro est de mise contre la mafia des plages à Alger.
