L’Algérie a enregistré durant l’exercice 2025, une production abondante en tomates destinée à la transformation.
Ainsi et à titre d’exemple, la wilaya de Taref, une région réputée pour sa production de tomates industrielles, a connu pour l’année écoulée, 3,4 millions de quintaux de tomates industrielles au titre de la campagne agricole 2024-2025, lancée en juin dernier. Face à cette surproduction, l’Algérie songe sérieusement à exporter.
C’est du moins ce qui ressort réponse écrite de la par du la ministre du Commerce intérieur, Mme Amel Abdellatif, adressée au député Hicham Sifer, datée du 28 février, concernant la commercialisation des stocks de tomates industrielle et la régulation de leur exportation afin de préserver la pérennité de la filière agricole.
Une démarche liée à la sécurité alimentaire
En effet, dans cette correspondance, Amel Abdellatif, annonce que l’excédent enregistré dans les stocks de tomates transformées sera progressivement orienté vers l’exportation, une fois les besoins du marché national pleinement satisfaits.
Selon la ministre, cette question reflète l’importance stratégique de la filière dans la sécurité alimentaire nationale ainsi que la nécessité de maintenir l’équilibre du marché tout en protégeant les producteurs et les industriels.
Elle a souligné que la tomate industrielle constitue un secteur clé du système agro-industriel national, en raison de l’intégration de toute la chaîne de valeur — de la production agricole à la transformation industrielle, jusqu’aux circuits de distribution — et de la valeur économique importante qu’elle génère.
Une production record à l’origine des stocks élevés
La dernière campagne agricole a enregistré une récolte abondante de tomates destinées à la transformation, traduisant une nette amélioration des rendements et des capacités industrielles. Toutefois, cette performance s’est accompagnée d’une accumulation importante de stocks de produits transformés.
Face à cette situation, les autorités ont opté pour une solution équilibrée consistant à valoriser les excédents tout en garantissant un approvisionnement régulier du marché national.
Une coordination entre plusieurs secteurs
Pour gérer ces volumes excédentaires, une approche multisectorielle a été mise en place, impliquant les départements du Commerce intérieur, de l’Agriculture, de l’Industrie et du Commerce extérieur.
L’objectif est d’élaborer des mécanismes permettant d’écouler les surplus vers les marchés internationaux sans compromettre la stabilité du marché intérieur. Des réunions techniques ont ainsi permis de définir une stratégie commune reposant sur l’identification précise des quantités exportables après couverture des besoins nationaux.
Priorité absolue au marché local
La régulation des volumes destinés à l’exportation relève du ministère de l’Industrie, chargé du secteur de transformation. Les exportations concerneront principalement des produits finis conditionnés pour la consommation finale.
La ministre a insisté sur le fait que la satisfaction du marché national demeure la priorité absolue et que toute opération d’exportation doit respecter des engagements professionnels et réglementaires stricts afin d’éviter toute perturbation de l’approvisionnement local.
Suivi permanent des stocks et de l’impact des exportations
Le ministère du Commerce intérieur assure un suivi continu des niveaux de stocks et de la durée de couverture, tout en évaluant l’impact potentiel des exportations sur l’offre nationale. Cette gestion anticipative repose sur l’analyse des données de production et de consommation.
Des mécanismes de contrôle périodiques permettent d’ajuster de manière flexible et progressive les volumes autorisés à l’export, afin de préserver la stabilité du marché.
Des exportations encadrées et progressives
Enfin, sous la supervision du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, les opérations d’exportation sont intégrées dans un dispositif réglementaire complet visant à accompagner les opérateurs économiques.
L’ouverture vers les marchés extérieurs se fera de manière graduelle, permettant d’évaluer régulièrement ses effets sur le marché intérieur et sur la filière tomate dans son ensemble.


