Le grand projet de la mise en place d’une coopérative dédiée à la mécanisation agricole en Algérie avance à grands pas.
Ainsi et quelques semaines semaines après son annonce par le président de la République, M.Abdelmadjid Tebboune, ce dernier, vient d’expliciter les grandes lignes de cette opération en annonçant son rattachement au groupe public « agrodiv ».
Agrodiv en « pierre angulaire » du dispositif
En effet, le chef de l’État et lors d’un Conseil des ministres consacré à plusieurs secteurs, notamment l’agriculture, a mis en exergue l’importance du «travail sur le terrain» et la «libération immédiate» du secteur agricole de la bureaucratie ambiante. Dans ce sens et selon le document du Palais d’El-Mouradia, le président Tebboune, ordonnera le rattachement de ces coopératives au groupe « Agrodiv » dans le but de prendre en charge la location de divers engins agricoles pour le labour et la récolte ainsi que différents services agricoles, dans les wilayas en fonction des surfaces cultivées.
Ces coopératives, ajoute la même source, seront au service des agriculteurs, dans tout le pays, afin d’augmenter la productivité agricole. Tout en chargeant le Premier ministre de superviser l’élaboration d’une loi spécifique encadrant et régissant ces coopératives dans les plus brefs délais, le président a affirmé que la mise en place de celles-ci doit se faire avant la fin du mois de mars prochain, étant donné que la saison des récoltes commence tôt dans certaines régions d’Algérie, notamment dans le Sud.
La décision du président de la République traite les dysfonctionnements dans l’accès au matériel agricole, en particulier chez les petits agriculteurs, considérant que l’adoption de la formule de coopératives et la location du matériel permettent de partager les coûts d’investissement, d’autant plus que ce modèle a prouvé son efficacité dans plusieurs pays ayant réussi à augmenter leur productivité agricole.
Ces décisions ouvrent des perspectives supplémentaires pour la croissance du secteur et le développement en général, à travers la dynamisation des industries locales du matériel agricole, la création d’un tissu économique rural, l’amélioration des revenus des agriculteurs et la stabilisation de la main-d’œuvre, ainsi que la préparation de l’intégration prochaine de la numérisation agricole, a-t-il soutenu.
