Après la Roumanie, le Brésil et l’Espagne, l’Algérie cherche encore à diversifier des importations de moutons, afin de combler le déficit en la matière.
Ainsi et dans le cadre de sa politique visant à « inonder » le marché de viande rouge, notamment en perspective de la fête de l’Aïd El Adha, l’Algérie se tourne vers les pays du voisinage pour conclure ses transactions.
Un appel d’offre d’un million de têtes
En effet et selon l’agence mauritanienne « El Moustaqila », l’Algérie vient de soumettre aux autorités mauritaniennes une invitation d’appel d’offres pour l’aquisition d’un million de tête d’ovnis.
La même source précise que l’ambassadeur algérien à Nouakchott, M.Amine Saïd, a remis ce vendredi 27 février 2026, au président de l’Union nationale du patronat mauritanien, Mohamed Zein El Abidine Cheikh, un dossier d’appel d’offres algérien pour l’achat d’un million de têtes de moutons mauritaniens. Lors de la remise du dossier d’appel d’offres, le diplomate algérien a invité les acteurs économiques mauritaniens du secteur de l’élevage à participer à l’appel d’offres.
De son côté, rapporte la même source, le président de l’Union nationale du patronat a salué cette initiative et a exprimé « la volonté» et la « disposition » des acteurs économiques mauritaniens de participer « à tout ce qui est de nature à développer les échanges entre les deux pays et à valoriser le produit local ». Les deux parties sont également convenues d’organiser l’exposition des produits algériens en Mauritanie, devenue régulière, le 4 mai de l’année en cours, ainsi que de tenir un forum économique conjoint en marge de cette exposition.
Le ministère de l’agriculture prend les devants
Par ailleurs et tirant les enseignements de l’exercice précédent, le ministère de l’agriculture algérien, a décidé de ne plus dépendre d’un nombre restreint de partenaires pour l’acheminement du bétail importés vers les points de vente. L’une des mesures phares annoncées est l’élargissement de la liste des pays fournisseurs.
Dans ce sens, de nouveaux accords sanitaires ont été conclus, permettant d’explorer de nouveaux marchés tout en garantissant la qualité du cheptel.
Sur le plan logistique, l’État sort les grands moyens :
● Affrètement de navires spécialisés exclusivement dédiés au transport du bétail pour réduire les délais de livraison.
● Implication du secteur privé dans le transport terrestre des bovins et ovins depuis les ports vers les différentes wilayas du pays.
Enfin, le communiqué du ministère de l’agriculture, souligne la mise en place de nouvelles méthodes d’organisation de la vente pour éviter la spéculation et garantir l’accessibilité des prix pour le citoyen.
Pour piloter cette machine complexe, une commission nationale a été officiellement installée. Regroupant les secrétaires généraux des ministères concernés, elle aura pour mission de superviser chaque étape de l’opération, de la signature des contrats jusqu’au point de vente final.
