C’est un cri d’alarme qui fait froid dans le dos. La Direction de la Santé et de la Population (DSP) de la wilaya de Bordj Bou Arréridj vient de diffuser une mise en garde urgente concernant la circulation de l’Escodyne®, un produit illicite dont la consommation pourrait s’avérer fatale en seulement cinq jours.
Ainsi, le scénario ressemble à un thriller pharmaceutique, mais la menace est bien réelle.
Relayée avec insistance par le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP), l’alerte cible un produit présenté frauduleusement comme un antalgique miracle contre les maux de tête, mais qui cache en réalité une composition inconnue et potentiellement mortelle.
Un circuit clandestin et des origines troubles
En effet et selon les premiers éléments de l’enquête des autorités sanitaires, l’Escodyne® n’a rien d’un remède licite. Son parcours pour arriver dans les mains des consommateurs algériens est celui de la contrebande pure :
● Origine douteuse : Le produit se présente frauduleusement comme étant d’origine sioniste.
● Réseaux de transit : Il est introduit illégalement sur le territoire national via des circuits transitant par la Jordanie et la Syrie.
● Marché noir : Il échappe à tout contrôle pharmaceutique réglementaire, étant écoulé exclusivement via des circuits parallèles et informels.
« La consommation de ce produit peut entraîner des complications graves, voire le décès du patient dans un délai de seulement cinq jours », avertit la correspondance adressée aux établissements de santé.
Médicament ou complément alimentaire ?
Face à cette psychose naissante, Mustapha Zebdi, président de l’APOCE (Association de protection et d’orientation du consommateur et de son environnement), a apporté des nuances de taille. Si la dangerosité du produit est prise très au sérieux, l’enquête de l’association révèle une confusion majeure sur sa nature.
D’après les spécialistes consultés par l’APOCE, l’Escodyne® ne figure sur aucun registre officiel de médicaments analgésiques. Il serait en réalité identifié comme un complément alimentaire.
Mobilisation générale du corps médical
Face au risque d’intoxication majeure, la DSP de Bordj Bou Arréridj a ordonné une mobilisation immédiate. Les pharmaciens et directeurs d’hôpitaux ont reçu des instructions fermes :
• Signaler systématiquement toute trace du produit sur le marché.
• Sensibiliser les citoyens sur le danger de mort lié aux circuits non officiels.
• Réaffirmer que seule l’officine de pharmacie est garante de la sécurité sanitaire.
