L’Algérie réaffirme sa fermeté face aux crimes les plus graves qui secouent l’opinion publique.
Lors d’une réunion du Conseil des ministres présidée ce dimanche, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a apporté un recadrage majeur au projet de révision du Code pénal et l’application éffective de la peine de mort.
Le chef de l’État a instruit le gouvernement de circonscrire l’application effective de la peine capitale à deux cas bien précis : les actes de pyromanie mortels et les enlèvements de mineurs accompagnés d’actes de barbarie.
Une réponse pénale renforcée face aux drames nationaux
Cette décision s’inscrit dans un contexte marqué par la volonté d’apporter une riposte pénale maximale à des fléaux qui ont endeuillé le pays ces dernières années. Alors que l’Algérie applique un moratoire sur les exécutions de la peine de mort depuis 1993, les textes de loi continuent de prévoir la sentence capitale pour des infractions d’une extrême gravité.
En exigeant une stricte délimitation dans la version amendée du Code pénal, le président Tebboune entend adresser un signal de dissuasion sans équivoque, tout en évitant toute dispersion du champ d’application de la peine suprême.
Les deux infractions ciblées par la peine capitale
La nouvelle mouture du texte législatif fixe un cadre judiciaire rigoureux où la peine de mort ne pourra être requise que dans des circonstances aggravées bien définies :
- Les incendies criminels mortels : La mesure vise expressément les auteurs, commanditaires et planificateurs d’incendies volontaires ayant entraîné des pertes humaines. Face à la récurrence des feux de forêt d’origine criminelle dévastant le patrimoine forestier et coûtant la vie à des citoyens, la justice entend traiter ces actes comme des crimes d’État.
- Les enlèvements et actes de barbarie sur mineurs : La deuxième réserve concerne la pédocriminalité violente. Seront passibles de la peine capitale les individus reconnus coupables d’enlèvement de mineurs suivi de tortures, de mutilations ou de violences physiques graves.
Une volonté d’encadrement strict de la justice
En limitant l’exécution de la sentence suprême à ces cas spécifiques, la présidence de la République fixe un cap clair aux rédacteurs du projet de loi. Outre les directives déjà édictées lors des précédentes sessions, le gouvernement doit s’assurer que les amendements à venir ne débordent pas de ce périmètre strict.
Ce durcissement ciblé répond à des attentes sociétales fortes quant à la protection de l’enfance et la préservation de la sécurité nationale face aux actes de sabotage criminel. Les textes révisés devront être rapidement soumis aux instances législatives pour adoption.
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