L’acier algérien fait l’objet d’un blocage qui ne dit pas son nom au sein de l’Union européenne, a révélé le président Tebboune au cours de son entretien périodique avec la presse nationale.
Ainsi, le chef de l’État, a évoqué pour la première fois que l’acier algérien dédié à l’exportation vers les pays de l’Union européenne (UE), est victime de la politique des quotas. Ce qui pénalise fortement le bon fonctionnement de l’économie nationale.
Mieux, le président Tebboune, insistera sur le fait que cette restriction est encouragée par « seul pays » au sein de l’UE, sans pour autant le citer. Toutefois, il ne faudrait pas sortir de St Cyr ni être doté d’une extrême perspicacité pour deviner qu’il s’agit de la France.
« Ce pays ne retient pas les leçons ! »
En effet et au cours de son entretien accordé à la presse nationale, le président Tebboune, indiquera à titre d’exemple que le rond à béton que l’Algérie exporte vers les pays de l’Union européenne à travers notamment l’usine Tosyali d’Oran, fait l’objet d’un « quota restrictif » de la part de l’UE.
Une politique de restriction laquelle est « encouragée » par un seul pays. « Je déplore que certains pays, pour ne pas dire un seul pays de l’Union européenne qui continue à faire une campagne contre l’Algérie et ses marchandises, notamment l’acier », a-t-il indiqué. Et d’enchaîner « Ce pays pense qu’avec ces méthodes peu honorables l’Algérie va courber l’échine. Il se trompe lourdement ».
Plus explicite sur la nature de cette restriction, le président Tebboune indiquera que le quota trimestriel accordé par l’Union européenne en matière d’acier équivaut à une production de douze jours de l’usine de Tosyali. « Une fois ce quota atteint, nous devons attendre le prochain quota. C’est fondamentalement injuste et en parfaite contradiction avec la notion du libre-échange », note le chef de l’État. Ce dernier, dira que l’Algérie a demandé à renégocier cette politique restrictive des quotas et qu’actuellement, il n’y a pas eu de consensus, ou plutôt un « consensus à une seule voix près ». « Ce pays ne retient pas les leçons ! Il a encore le réflexe du colonisateur … Je ne peux en dire d’avantage », précisera le président Tebboune.
5 milliards de $ en exportations hors hydrocarbures
Interrogé à propos des exportations hydrocarbures de l’Algérie, le premier magistrat du pays révélera qu’ils dépassent les 5 milliards de dollars, ce qui est pour le président Tebboune un « miracle en soi ». « Nous avons pu, pour la première fois, augmenter les exportations de 1,7 milliard de dollars en 2019 à 4 milliards de dollars en 2023 puis à 5 milliards de dollars en 2025, soit une hausse de 30% en glissement annuel », a-t-il souligné.
À titre indicatif, les exportations de matériaux de construction et de céramique ont augmenté de 11% pour atteindre 560 millions de dollars durant les sept premiers mois de l’année écoulée, tandis que celles des carrières et mines ont progressé de 14%, celles des industries agroalimentaires et des produits agricoles de 13%, et les appareils électriques et électroménagers de 36%, selon les chiffres du directeur par intérim des mécanismes de soutien à l’exportation au ministère, M. Abdelatif El Houari.
À ce titre, le ministère du Commerce extérieur œuvre à intensifier les activités promotionnelles, à travers la participation des entreprises algériennes aux foires internationales, selon le même responsable, citant la finalisation du programme des foires et expositions pour l’année 2026 et l’entame de l’élaboration des programmes de 2027-2028, outre l’organisation de foires locales dans les différentes régions du pays et le lancement de la première édition des foires de produits et services exportés.
