À la suite du communiqué du CNAPESTE, dénonçant des « tentatives d’étouffement » de l’activité syndicale, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), vient de monter au créneau.
Ainsi et dans un communiqué publié le 18 avril 2026 et intitulé « Répression syndicale : une ligne rouge », cette formation politique présidé par M.Atmane Mazouz, prend position fermement contre ce qu’il qualifie d’«offensive préoccupante» visant les libertés syndicales en Algérie.
Peur sur le syndicalisme autonome
En effet, le secrétaire national du parti, chargé des relations avec les syndicats, Youcef Rezkini, dénonce dans ce document une «répression croissante» qui s’abat selon ses dires, sur des syndicalistes et des organisations syndicales autonomes, et ce, en contradiction flagrante, selon lui, avec la Constitution algérienne et les traités internationaux ratifiés par le pays. Il estime que c’est l’ensemble du syndicalisme autonome qui se trouve remis en cause, ainsi que la légitimité même des représentants des travailleurs.
Le cas du CNAPESTE au cœur des préoccupations
Ensuite, le RCD revient en détail sur les faits dénoncés par le CNAPESTE depuis le 9 mars dernier. Il rappelle que ce syndicat avait alors révélé qu’une plainte en dissolution avait été déposée à son encontre par le ministère du Travail et des Affaires sociales, avec le soutien du ministère de l’Éducation nationale. Parallèlement, des poursuites administratives et judiciaires viseraient son coordinateur national, Messaoud Boudiba, dans le but de lui imposer ce que le syndicat qualifie de « retraite forcée ».
Le RCD dénonce une «manœuvre pour affaiblir le dialogue social»
Enfin, pour le RCD, ces agissements s’inscrivent dans une «logique délibérée» visant à fragiliser les cadres d’expression collective des travailleurs, et à vider par là même le dialogue national de toute substance. Le parti d’Atmane Mazouz y voit une «dérive autoritaire» aux conséquences potentiellement graves et entend alerter l’opinion publique nationale sur la gravité de la situation.
En conclusion, le RCD exprime sa pleine solidarité avec le CNAPESTE et son coordinateur national Messaoud Boudiba, et formule trois exigences fermes à l’adresse des autorités :
• L’abandon immédiatde la procédure de dissolution engagée contre le CNAPESTE ;
• La cessation de toutes les poursuites visant les militants syndicaux ;
• La fin de la «criminalisation» de l’action syndicale sous toutes ses formes.
