Depuis quelques jours, une rumeur persistante affole les consommateurs algériens : des cas massifs d’intoxication liés à la consommation de pastèques auraient entraîné des hospitalisations en série.
Face à la psychose qui menace le marché des fruits et légumes, le ministère du Commerce est monté au créneau ce jeudi pour rétablir la vérité. Le verdict est sans appel : il s’agit d’une fake news.
Rumeurs d’intoxication à la pastèque : Une fausse alerte qui sème le trouble
La panique est partie d’une wilaya de l’Est du pays, où des bruits de couloir évoquaient fallacieusement plus d’une centaine d’hospitalisations. Rapidement propagée, cette rumeur a provoqué d’importantes perturbations sur le marché national des fruits et légumes, alors même que la saison est marquée par une surproduction exceptionnelle.
Certains soupçons se sont immédiatement portés sur d’éventuelles pratiques frauduleuses de la part de fellahs isolés (irrigation aux eaux usées, utilisation excessive d’engrais ou forte concentration de nitrates). Cependant, les autorités locales avaient rapidement réagi en publiant un premier démenti.
Le ministère du Commerce tranche : « Aucune preuve de toxicité »
Face à l’ampleur du phénomène, les autorités sanitaires, les syndicats et les associations de consommateurs se sont mobilisés pour défendre un secteur agricole injustement pénalisé. Intervenant ce jeudi sur les ondes de la Chaîne 1 de la Radio Nationale, M. Noureddine Haridi, directeur central au ministère du Commerce intérieur, a apporté un démenti catégorique à ces allégations.
Représentant le département de la ministre Mme Amel Abdellatif, M. Haridi a été on ne peut plus clair :
« Aucune preuve matérielle n’a démontré la toxicité des pastèques. Nous avons effectué plusieurs analyses sur des centaines d’échantillons et nous n’avons rien trouvé de suspect. »
Le haut responsable a profité de cette tribune pour appeler les citoyens à la vigilance et à la maturité informationnelle, les exhortant à vérifier la véracité des informations auprès des canaux officiels mis à leur disposition.
Un dispositif de contrôle renforcé et numérisé pour la sécurité des consommateurs
Pour rassurer définitivement l’opinion publique, le directeur de la qualité et de la protection du consommateur a rappelé que la sécurité sanitaire des aliments en Algérie repose sur un système rigoureux et intégré.
Le ministère du Commerce, via le Centre algérien du contrôle de la qualité et de la répression des fraudes, s’appuie sur une infrastructure solide :
- Un réseau de 42 laboratoires actifs à travers les différentes wilayas du pays.
- 16 nouveaux laboratoires actuellement en cours de réalisation.
- Un réseau national numérique regroupant 261 laboratoires intersectoriels sous la supervision du Commerce.
- 8 laboratoires mobiles déployés stratégiquement aux postes-frontières pour des contrôles ultra-rapides.
Enfin, l’État encourage activement les jeunes diplômés à créer des laboratoires privés de contrôle de la qualité. Cette initiative vise à renforcer le maillage national, à garantir la conformité des produits aux normes légales et à élever encore le niveau de protection des consommateurs sur le marché algérien.
