Une fois n’est pas coutume, l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) menace de recourir à la grève pour défendre les droits des travailleurs.
Ainsi, la centrale syndicale menace de lancer un mouvement de grève illimitée touchant les ouvriers professionnels (OP)
et les corps communs dans plusieurs secteurs stratégiques, à compter du 20 avril 2026.
Intégration et pouvoir d’achat
En effet, il s’agit-là d’une décision forte de la part du Secrétaire général de l’UGTA, Amar Takfjout, et ce, à moins de deux semaines du 1er Mai, Journée internationale du Travail.
Face à la cherté de la vie et à l’érosion du pouvoir d’achat, de nombreux travailleurs algériens se trouvent dans une situation précaire. Les corps communs — présents dans les collectivités locales, la santé et l’éducation nationale — sont parmi les plus touchés. Certains d’entre eux perçoivent encore un salaire inférieur au SNMG fixé à 24 000 dinars par le Président de la République Abdelmadjid Tebboune.
Le document officiel de l’UGTA cible deux exigences prioritaires :
• La titularisation et l’intégration de tous les ouvriers professionnels concernés
• L’augmentation des salaires pour garantir une vie digne à ces travailleurs
Le secrétaire général Amar Takfjout a adressé des correspondances à l’ensemble des unités de wilayas et des fédérations syndicales, leur demandant de jouer un rôle déterminant pour paralyser les secteurs concernés et assurer le succès de cette grève d’envergure. Il a également rappelé que la solidarité entre travailleurs demeure une valeur fondamentale dans la lutte syndicale.
