L’Algérie dispose d’un potentiel offshore en hydrocarbures encore largement sous-exploité — et elle entend désormais le faire savoir.
C’est en substance le message qu’a porté Samir Bekhti, président de l’Agence nationale de valorisation des hydrocarbures (Alnaft), lors d’une conférence internationale organisée à Alger en partenariat avec l’Association européenne des géoscientifiques et ingénieurs (EAGE).
l’Offshore, un secteur sous-exploré à la position stratégique unique
En effet, devant un parterre de géoscientifiques et d’ingénieurs spécialisés, Samir Bekhti a dressé un portrait volontariste du potentiel algérien. L’Algérie bénéficie, selon lui, d’une position «géographique exceptionnelle», — à la croisée de l’Afrique, de l’Europe et du Moyen-Orient — doublée d’une expertise historique reconnue dans le secteur pétrolier et gazier. À ces atouts s’ajoute un vaste domaine minier encore largement sous-exploré, comprenant aussi bien des bassins conventionnels que de nouvelles frontières offshore à fort potentiel. Un gisement d’opportunités qui reste, pour l’essentiel, intact.
Un cadre réglementaire fiscal attractif
Au-delà du sous-sol, c’est l’environnement juridique et fiscal qui constitue l’argument central du discours d’Alnaft. Bekhti a qualifié le dispositif en vigueur de « très attractif », conçu pour permettre une exploitation optimale des ressources offshore et offrir aux investisseurs étrangers des conditions compétitives à l’échelle internationale. « Notre écosystème est prêt », a-t-il affirmé, soulignant que les nouvelles technologies d’exploration et d’exploitation permettent désormais d’aborder ce segment avec confiance et efficacité.
Un appel direct aux partenaires et investisseurs
La rencontre, organisée autour des enjeux stratégiques de l’exploration offshore et de l’optimisation de la récupération des hydrocarbures, n’était pas qu’un exercice académique. Alnaft y a clairement affiché sa volonté de préparer les opportunités offshore pour le marché et de collaborer étroitement avec les partenaires et investisseurs potentiels prêts à s’engager dans ce segment.
Dans un contexte mondial où la sécurité énergétique redevient une priorité — notamment pour l’Europe —, l’Algérie se positionne comme une destination d’investissement offshore sérieuse, structurée et ouverte.
Deux périmètres prometteurs
Selon Alnaft, cette rencontre internationale constitue une plateforme d’échange entre experts algériens et internationaux
, favorisant le partage d’expertise, l’innovation technologique et le développement de partenariats dans le domaine de l’énergie.
Par ailleurs et à titre de rappel, le ministre de l’Hydrocarbure, M.Mohamed Arkab, s’était au mois de janvier 2024, entretenu, avec Claudio Descalzi, le PDG de la compagnie italienne, ENI, lors de la Conférence OMC-MED Energy qui s’est tenue à Ravenna en Italie, dans le but d’étudier la prospection en Offshore et les opportunités de collaborations entre les deux compagnies pétrolières.
À l’époque, le ministre avait souligné que les études menées sur deux régions, la première entre Skikda et Bejaia et la deuxième entre Ain Temouchent et Tlemcen, ont révélé des indicateurs positifs, eu égard aux richesses importantes en gaz naturel que recèlent ces deux sites importants.
