À quelques semaines des élections législatives, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) tire encore une fois la sonnette d’alarme.
Ainsi, réuni le 12 mai 2026 à Alger, le Secrétariat national du parti a dénoncé des « obstacles administratifs » qu’il juge discriminatoires, tout en affichant une mobilisation interne pour déposer ses listes dans un maximum de wilayas.
Parrainages, listes électorales : le RCD crie à l’obstruction
En effet, à l’approche des législatives du 2 juillet prochain, la bataille des parrainages se transforme en bras de fer politique pour le RCD. Le Secrétariat national affirme avoir constaté, notamment dans la wilaya d’Alger, des « refus déguisés », des « lenteurs bureaucratiques » et des traitements qu’il qualifie de « discriminatoires » lors du dépôt des dossiers électoraux.
Pour le parti, ces pratiques ne relèvent pas d’un dysfonctionnement isolé : elles traduiraient une « volonté délibérée » de cantonner le RCD à son fief kabyle et de « limiter artificiellement » son implantation nationale. Le communiqué accuse certains responsables administratifs d’agir de manière partisane, en violation du principe d’égalité entre formations politiques.
Une mobilisation militante malgré un contexte jugé hostile
Sur le terrain, le RCD revendique pourtant une dynamique positive. Le parti se félicite de l’implication de ses structures locales dans plusieurs wilayas, présentant cette mobilisation comme le signe d’un ancrage national en progression et d’un attachement persistant d’une partie de l’opinion à un discours démocratique et pluraliste.
Le Secrétariat national appelle en conséquence les citoyens et sympathisants à se mobiliser massivement pour permettre au parti de valider ses listes dans le plus grand nombre de circonscriptions possible. La bataille des parrainages est explicitement présentée comme un enjeu démocratique majeur, celui du droit des électeurs à disposer d’un réel choix le jour du scrutin.
Pouvoir d’achat et justice sociale : le RCD élargit le débat préélectoral
Au-delà du seul cadre électoral, le Secrétariat national a profité de cette réunion pour pointer la dégradation des conditions de vie comme toile de fond des prochaines législatives. Le parti évoque une hausse continue des prix alimentaires, des tensions d’approvisionnement et une instabilité réglementaire qu’il rend responsable des dérives spéculatives.
Le RCD s’en prend également aux décisions d’importation jugées improvisées et aux restrictions pesant sur le commerce extérieur, accusées d’affaiblir davantage une économie nationale déjà fragilisée.
Sur le plan social, le parti exprime sa solidarité avec les travailleurs, les syndicats autonomes et les jeunes au chômage, dénonçant les pressions exercées contre les espaces de revendication collective. Il plaide pour une politique de développement structurelle, fondée sur la production nationale, la valorisation du travail, l’équité territoriale et la réforme des institutions.
Le pluralisme comme ligne de fracture des législatives 2026
En filigrane, c’est la question du pluralisme politique qui structure l’ensemble du discours du RCD à l’approche des législatives. Le parti affirme que la stabilité durable de l’Algérie ne peut reposer sur le contrôle du champ politique, mais sur l’ouverture démocratique, le respect des libertés publiques et la garantie d’une compétition électorale équitable.
Le Secrétariat national a conclu ses travaux en réaffirmant son engagement à poursuivre l’action politique dans un cadre pacifique, appelant ses militants à maintenir la pression durant toute la période préélectorale.
