À l’approche de l’Aïd al-Adha, le Kenya explore la possibilité d’exporter des cargaisons de moutons vers l’Algérie afin de répondre à la forte demande en animaux de sacrifice.
Ainsi, des discussions ont été engagées entre Nairobi et Alger pour faciliter l’accès du bétail kenyan au marché algérien, dans le cadre du programme d’importation lancé par les autorités algériennes.
Une initiative kényane pour répondre à la demande de l’Aïd
En effet, le gouvernement kényan a annoncé, le 6 mars, son intention d’exporter des moutons vers l’Algérie en prévision de l’Aïd al-Adha, fête religieuse majeure pour le monde musulman durant laquelle la demande en bétail connaît une forte hausse. Selon le ministère kényan de l’Agriculture, des discussions ont déjà été entamées avec les autorités algériennes afin d’accélérer les procédures nécessaires à ces exportations.
Un programme d’importation lancé par l’Algérie
Dans ce contexte, le ministre kényan de l’Agriculture, Mutahi Kagwe, a indiqué que Nairobi souhaite tirer parti du programme d’importation de bétail mis en place par l’Algérie pour préparer cette fête religieuse. Ce dispositif pourrait nécessiter jusqu’à un million de moutons, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles opportunités commerciales pour les exportateurs étrangers.
Une opportunité économique pour les éleveurs kényans
Par ailleurs, les autorités kényanes estiment que l’accès au marché algérien représenterait une opportunité majeure pour les producteurs et négociants de bétail du pays. À terme, ce débouché pourrait générer un marché d’exportation évalué à plusieurs milliards de shillings kényans chaque année.
Diversifier les marchés d’exportation
De plus, l’ouverture du marché algérien permettrait au Kenya de diversifier ses destinations d’exportation dans le secteur de l’élevage et de renforcer sa présence sur le marché international du commerce de bétail vivant.
Selon les données de la plateforme Trade Map, le Kenya a exporté en 2024 environ 2 millions de dollars de moutons et de chèvres, principalement vers Oman et la Tanzanie. L’Algérie, de son côté, a importé pour près de 7,8 millions de dollars de ces mêmes animaux durant la même année, ce qui laisse entrevoir un potentiel de coopération commerciale accru entre les deux pays.
Un cheptel important au Kenya
Enfin, le Kenya dispose d’un cheptel particulièrement important. D’après les estimations du Bureau national des statistiques du Kenya, le pays comptait en 2024 environ 26,2 millions de moutons et 38,4 millions de chèvres. Si les négociations aboutissent, l’Algérie pourrait ainsi devenir une destination régulière pour les exportations de bétail kényan et contribuer à renforcer les revenus issus de ce secteur.
