Face à la flambée des prix des fruits et légumes en Algérie, les citoyens se mobilisent sur les réseaux sociaux.
Tomate à 300 DA/kg, sardine à 1700 DA, carottes à 180 DA… le pouvoir d’achat des ménages algériens s’effondre, et les pouvoirs publics peinent à apporter des réponses concrètes.
Boycott des marchés : les Algériens passent à l’action sur les réseaux sociaux
En effet, depuis plusieurs jours, des campagnes de boycott se multiplient sur les réseaux sociaux en Algérie. L’objectif affiché est simple : inciter les consommateurs à déserter les marchés pour contraindre les commerçants à revoir leurs prix à la baisse.
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Les internautes appellent également les services du commerce et les agents de contrôle à exercer une surveillance renforcée et à sanctionner sévèrement les pratiques spéculatives. Ni les détaillants ni les mandataires des marchés de gros ne semblent en mesure d’expliquer cette hausse spectaculaire, pendant que des milliers de ménages n’arrivent plus à remplir leur marmite.
Des prix records observés de Tizi-Ouzou à Alger
Un tour des marchés à Tizi-Ouzou, Bouira, Boumerdès et Alger révèle des ardoises quasi identiques sur tous les étals. Parmi les produits les plus touchés :
• Tomate : 300 DA/kg
• Petits pois : entre 250 et 300 DA/kg
• Poivron : entre 200 et 250 DA/kg
• Carottes : 180 DA/kg (contre 100 DA à la même période l’an dernier)
• Navets : 150 DA/kg
Un simple panier d’un kilo par légume dépasse désormais les 2 000 dinars, de quoi tenir à peine deux jours. Une réalité insoutenable pour la majorité des familles algériennes. « Comment se fait-il qu’un kilo de carottes est fixé à 180 DA alors qu’à la même période de l’an dernier, il ne dépassait pas les 100 DA ? », s’interroge un passant au marché de Draâ Ben Khedda, pourtant réputé pour ses prix abordables.
Paradoxalement, les responsables du secteur agricole déclarent que nous sommes en pleine saison de récoltes. Où sont donc passées ces récoltes ? La question de la spéculation sur les produits alimentaires revient avec insistance.
La sardine, autrefois « viande du pauvre », devient un luxe à 1700 DA
Symbole historique de l’alimentation populaire en Algérie, la sardine échappe désormais au budget de la plupart des ménages. Son prix a bondi à 1 700 DA le kilogramme, un niveau inédit qui suscite l’incompréhension générale. « Du jamais vu. On dirait que ce poisson arrive du détroit d’Ormuz », ironise un internaute.
Cette flambée des prix alimentaires en Algérie illustre une crise du pouvoir d’achat qui dépasse les simples variations saisonnières. Entre l’absence de régulation efficace, la spéculation supposée et la grogne croissante des citoyens, la pression sociale en ligne pourrait bien forcer les autorités à réagir.
