Au cœur de la capitale, le projet de réhabilitation et de modernisation de l’Hôtel Safir ex-Aletti, fait l’objet d’un suivi étroit des autorités.
Ainsi, en visite sur le chantier, la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mme Houria Meddahi, a insisté sur la nécessité d’accélérer les travaux tout en préservant l’identité historique et architecturale de cet établissement emblématique du paysage hôtelier algérois.
Au-delà de la réhabilitation…
En effet et dans le cadre du suivi régulier des projets de réhabilitation des infrastructures touristiques publiques, la ministre du Tourisme et de l’Artisanat a effectué une visite d’inspection sur le chantier de réaménagement et de modernisation de l’Hôtel Safir, situé au centre de Alger.
Dès l’entame de cette visite, la ministre a rappelé l’importance stratégique de ce projet. Considéré comme l’un des hôtels historiques de la capitale, l’établissement revêt à la fois une valeur patrimoniale et économique pour le secteur du tourisme. Sa rénovation vise ainsi à renforcer l’attractivité d’Alger en tant que destination urbaine, tout en redonnant à cet édifice emblématique le prestige qui a longtemps fait sa renommée.
Modernisation tous azimuts !
En outre, la responsable du secteur a pris connaissance de l’état d’avancement des différentes composantes du projet. Les équipes techniques ont présenté l’évolution des travaux portant notamment sur les installations techniques, électriques et mécaniques, ainsi que sur la réalisation des cloisons intérieures et l’aménagement des façades.
Le chantier prévoit également la création de nouvelles infrastructures destinées à améliorer l’offre de services de l’établissement. Parmi les principales réalisations figurent un restaurant panoramique aménagé sur le toit de l’hôtel ainsi qu’un parking souterrain destiné à renforcer la capacité d’accueil au cœur du centre-ville.
Meddahi insiste sur le respect des délais
Dans ce contexte, la ministre a donné plusieurs orientations visant à garantir le bon déroulement du projet. Elle a notamment insisté sur la nécessité d’intensifier le rythme des travaux à travers un système de rotation des équipes (2×8), afin de rattraper le retard enregistré et d’assurer une meilleure répartition des effectifs.
Elle a également appelé à renforcer la coordination entre les différents intervenants – entreprises de réalisation, bureaux d’études et équipes de suivi – tout en veillant au respect strict des délais contractuels. Par ailleurs, une attention particulière a été accordée à la qualité technique et architecturale des travaux, afin de préserver l’identité historique de l’établissement.
Redonner à l’ex Aletti ses lettres de noblesse
Lors de cette visite, la ministre a également assisté à une présentation technique du bureau d’études chargé de l’architecture intérieure, du design et du mobilier. Cette présentation a porté sur les concepts esthétiques retenus pour l’aménagement des chambres et suites, du hall de réception, des restaurants ainsi que des espaces communs.
À cet égard, la ministre a souligné l’importance de concilier modernité et respect du caractère architectural historique du bâtiment. Elle a également insisté sur l’utilisation de matériaux de qualité, tout en encourageant le recours aux produits fabriqués localement. L’intégration d’artisans et d’artistes spécialisés dans la décoration a également été préconisée, afin d’introduire dans les espaces de l’hôtel des motifs, couleurs et éléments inspirés du patrimoine culturel algérien.
Un hôtel et une histoire
Au-delà du chantier actuel, l’Hôtel Safir occupe une place singulière dans l’histoire urbaine et touristique de la capitale. Construit au début des années 1930 dans un style Art déco par les architectes Auguste Bluysen et Joachim Richard, l’établissement était initialement connu sous le nom d’« Hôtel Aletti ». Il fut inauguré en 1930 et s’est rapidement imposé comme l’un des lieux emblématiques de la vie mondaine algéroise.
Au fil des décennies, ce palace urbain a accueilli de nombreuses personnalités politiques, artistiques et culturelles venues du monde entier. Des figures internationales telles que Charlie Chaplin, Fidel Castro, Che Guevara ou encore Charles Aznavour y ont séjourné, contribuant à forger la réputation internationale de cet établissement dominant la baie d’Alger. En 1984, l’hôtel a été rebaptisé « Safir », tout en conservant son cachet architectural et son aura historique.
Un projet inscrit dans la stratégie nationale de modernisation touristique
Enfin, cette visite s’inscrit dans le cadre de la politique nationale visant à réhabiliter et moderniser les infrastructures hôtelières publiques.
À travers ces opérations, les pouvoirs publics entendent améliorer la qualité de l’offre touristique nationale et valoriser le patrimoine hôtelier historique du pays. La rénovation de l’Hôtel Safir constitue ainsi une étape importante dans la stratégie de redynamisation du tourisme urbain à Alger, avec l’ambition de redonner à cet établissement emblématique son rôle de vitrine de l’hospitalité algérienne.
