À l’approche des élections législatives du 2 juillet, la scène politique dans la wilaya de Tizi-Ouzou s’anime.
Ainsi, alors que la bataille pour les 11 sièges de députés à l’Assemblée Populaire Nationale (APN) s’annonce féroce, c’est une liste indépendante qui vient de «griller la politesse» aux partis traditionnels en déposant son dossier la première.
Un paysage politique en pleine mutation
En effet, historiquement dominée par des formations comme le FFS, le RCD, le FLN ou le RND, la circonscription de Tizi-Ouzou voit cette année une montée en puissance inédite des candidatures indépendantes. Selon l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), au 28 avril, 33 listes avaient déjà été retirées, se répartissant presque équitablement entre 17 partis politiques et 16 listes indépendantes. Ce renouveau intervient après le boycott marqué des législatives de 2021 par les deux forces majeures de la région, le RCD et le FFS.
« Assirem » : Le mouvement d’Yassine Aïssiouane passe à l’offensive
C’est le mouvement Assirem (Espoir) qui a officiellement ouvert le bal. Le 30 avril à 15 heures, la liste menée par Yassine Aïssiouane a déposé son dossier de candidature au siège de l’ANIE.
Ancien député RCD (mandature 2017-2021) ayant démissionné du parlement lors du Hirak, Yassine Aïssiouane s’entoure d’une équipe qui mise sur la proximité. Le mouvement revendique :
• Le dépôt officiel du dossier dès le 30 avril.
• Un soutien massif avec 7 200 signatures collectées.
• Une mobilisation de terrain de plusieurs semaines.
Un signal fort pour la compétition électorale
Dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, le mouvement affirme que ce dépôt précoce est une « étape stratégique ». En officialisant sa candidature bien avant la clôture des délais (prévue dans moins de vingt jours), Assirem entend s’imposer comme un acteur incontournable. « Cette dynamique, portée par une mobilisation citoyenne, envoie un signal clair aux autres formations en lice : une nouvelle force indépendante entend désormais peser dans le paysage politique local », précise le communiqué du mouvement.
Avec une telle entrée en matière, la campagne électorale en Kabylie promet d’être l’une des plus scrutées du pays, marquant peut-être la fin de l’hégémonie des partis classiques au profit d’une nouvelle forme d’engagement citoyen.

