À quelques jours de la revalorisation des retraites en Algérie, annoncée pour la première semaine de ce mois de mai 2026, les retraités montent au créneau.
Ainsi, à l’issue de son dernier bureau national tenu ce 30 avril 2026, l’Organisation Nationale des Retraités (ONR), affiliée à la CNR, a tracé une feuille de route claire pour la défense du pouvoir d’achat.
Revalorisation 2026 et augmentations exceptionnelles : gare à la confusion !
En effet, entre exigences de revalorisation annuelle et demande d’allègement fiscal, l’organisation interpelle les pouvoirs publics sur la dignité des retraités algériens.
Réunis en session ordinaire après une série de rencontres régionales, dont le récent forum de Laghouat, les représentants des retraités tirent la sonnette d’alarme.
Face à une inflation persistante, l’organisation présidée par Mme Haribi Fatima Zahrasouhaite apporter des «précisions cruciales» sur le calendrier financier et les revendications sociales de la catégorie.
L’un des points majeurs soulevés par l’ONR est la distinction nécessaire entre les différents mécanismes de hausse des pensions. Pour le Bureau National, il ne faut pas amalgamer les acquis :
Régularisation de la retraite 2025 : l’organisation exige l’application de l’article 43 avec un effet rétroactif à compter de mai 2025.
Décrets présidentiels : Les hausses de 10 % et 5 % effectives depuis janvier 2026 sont saluées comme une bouffée d’oxygène, mais elles ne doivent pas occulter la suite.
L’échéance de mai 2026 : l’ONR insiste sur l’autonomie de la revalorisation annuelle de mai 2026. Selon cette organisation, elle doit être calculée indépendamment des augmentations exceptionnelles pour permettre une réelle accumulation du revenu.
Modernisation de la CNR : Entre avancées techniques et besoins réels
Si l’Organisation salue les «efforts» de la Caisse Nationale de Retraite (CNR) en matière de gestion, elle reste vigilante sur le fond des réformes. « Avancer la date de versement des pensions en mai est un signal positif, mais la priorité absolue reste la valeur intrinsèque de la pension face au coût de la vie », précise le communiqué.
Concernant les facilités de crédit et les nouveaux accords de prêt pour les retraités, l’ONR adopte une position ferme : le recours à l’endettement ne doit pas être une fatalité. L’objectif final demeure l’indépendance financière totale du retraité grâce à une pension digne.
Les 3 piliers des revendications de l’ONR
Pour garantir la dignité des retraités, l’organisation mise sur trois axes de lutte prioritaires :
La fin de l’IRG sur les pensions : C’est la mesure phare : l’ONR réclame une exonération totale de l’Impôt sur le Revenu Global (IRG) pour les retraités.
L’argument est simple : éviter que la pression fiscale ne « grignote » les augmentations décidées par le chef de l’État.
Un calendrier de versement transparent : l’inquiétude grandit dans les rangs des affiliés. L’organisation demande la publication d’un échéancier précis pour le versement des arriérés liés à l’exercice 2025 et aux revalorisations de 2026.
Une représentation médiatique fidèle
Le Bureau National dénonce une certaine forme de « jeunisme » dans les débats médiatiques qui occulterait la réalité sociale des aînés. Il appelle à une couverture plus rigoureuse de l’écart entre les revenus actuels et le panier de la ménagère.
En conclusion, l’Organisation Nationale des Retraités réitère sa confiance envers le Président de la République. Tout en se positionnant comme un partenaire social constructif, l’ONR rappelle que la protection de ceux qui ont bâti les institutions du pays est un devoir national. Le message est clair : la dignité ne se négocie pas, elle se finance par des décisions politiques courageuses et une gestion transparente.
