Le coup d’envoi des épreuves du brevet d’enseignement moyen (BEM) 2026 a été donné ce mardi 19 mai à 8h30 au lycée « Chahid Kaddour Boubtima » de Metlili El Djadida, à une trentaine de kilomètres de Ghardaïa.
Ainsi, le wali Abdellah Abi Nouar a lancé officiellement les examens aux côtés du président de l’APW Slimane Hadj Saïd, du directeur de l’éducation Ghali Khatir et des responsables locaux.
9 369 candidats sur 36 centres
La wilaya de Ghardaïa mobilise cette année 9 369 candidats — issus des établissements publics, privés et libres — répartis dans 36 centres d’examen couvrant les dix communes de la wilaya. Le gros du dispositif se concentre dans la commune de Ghardaïa avec 11 centres, suivi de Metlili (7), Guerrara (5), Berriane (3), Bounoura (3), El Atteuf (3), Dhaïa Ben Dahoua (2), Mansourah (1) et Seb Seb (1).
Les épreuves s’étendent sur trois jours, du 19 au 21 mai 2026. Une date symbolique : le 21 mai coïncide avec le 70ème anniversaire de la Journée nationale de l’étudiant, en hommage à la grève historique du 19 mai 1956 déclenchée par l’UGEMA pour rejoindre la guerre de Libération.
Un dispositif logistique et sécuritaire massif
Pour encadrer les candidats, 3 262 surveillants ont été déployés. Le transport mobilise 114 bus, dont 25 dédiés aux 778 candidats éloignés et 89 pour les 2 650 surveillants.
Côté restauration, 17 centres culinaires répartis sur les dix communes assurent la préparation de 4 024 repas pour les encadreurs et les candidats résidant loin de leurs centres.
La sécurisation est assurée par plus de 300 policiers de la sûreté de wilaya : 200 affectés à la sécurité interne des 22 centres urbains, et une centaine en couverture extérieure via des patrouilles pédestres et mobiles. Trois observateurs mandatés par l’Office national des examens et concours (ONEC) veillent à la régularité des épreuves.
Conditions adaptées, y compris pour les besoins spécifiques
Les salles d’examen sont équipées de climatiseurs et approvisionnées en eau minérale — une nécessité absolue dans le Sud en cette période de début de grande chaleur. Une salle spécialement aménagée a été prévue pour trois candidats sourds muets.
Au lycée de Metlili, les 242 candidats — dont 127 filles — ont été répartis dans 12 salles. La première épreuve du matin portait sur la langue arabe et les sciences physiques ; l’après-midi était consacrée aux sciences islamiques et à l’éducation civique. « Tous les moyens pédagogiques, techniques et logistiques ont été mobilisés », a déclaré Mme Meriem Chouireb, chef du centre de Metlili. Une mobilisation qui traduit, selon un cadre de la direction de l’éducation, le poids symbolique de cet examen : « Le BEM représente bien plus qu’une épreuve scolaire — il marque l’entrée dans un nouvel univers, synonyme de maturité et d’autonomie. »
