L’Algérie quitte officiellement la liste de surveillance renforcée du Groupe action financière internationale ( GAFI).
Une décision actée à l’unanimité ce vendredi 19 juin 2026 à Paris, qui consacre deux années de réformes institutionnelles dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Une décision unanime au siège de l’OCDE
En effet, réunis en session plénière au siège de l’Organisation de coopération et de développement économiques à Paris, les membres du Groupe d’action financière internationale (GAFI) ont voté à l’unanimité le retrait de l’Algérie de la « liste grise », celle des pays soumis à un suivi renforcé. Une délégation algérienne de haut niveau, conduite par le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque d’Algérie, défendait le dossier national lors de cette session.
Cette sortie de liste grise récompense un plan d’action mis en œuvre par les autorités algériennes sur plusieurs fronts : renforcement du cadre législatif national, réformes institutionnelles touchant les organismes de contrôle financier, et amélioration de la coordination entre les différentes instances impliquées dans la traçabilité des flux financiers.
L’objectif affiché par Alger : aligner le dispositif national sur les standards internationaux en matière de transparence financière, de lutte contre le financement du terrorisme et de prévention du financement de la prolifération des armes de destruction massive.
Les progrès salués par les délégations membres
Lors de la plénière, les délégations participantes ont reconnu les avancées concrètes réalisées par l’Algérie dans l’application de son plan d’action. La coordination entre institutions nationales et la solidité des réformes engagées ont été particulièrement mises en avant comme facteurs déterminants de cette sortie de liste.
Le GAFI a insisté sur le fait que les résultats obtenus traduisent une volonté politique affirmée et un engagement réel en faveur des normes internationales d’intégrité financière. L’organisation a également souligné l’efficacité des réformes engagées par Alger dans ce domaine sensible, qui conditionne directement l’attractivité financière et économique du pays sur la scène internationale.
