C’est l’événement qui secoue le football européen en ce début d’été. José Mourinho va (re) devenir l’entraîneur du Real Madrid.
Ainsi et selon Fabrizio Romano, référence mondiale en matière de transferts et d’informations de coulisses, l’«accord verbal» est conclu. L’annonce officielle est attendue dans les prochains jours — et elle pourrait tout changer dans l’échiquier du football continental.
Un accord verbal, un contrat imminent
En effet, la même source mentionnne que le technicien portugais de 62 ans devrait parapher un contrat de deux ans avec les Merengues, assorti d’une option pour une troisième saison. Il succède à Álvaro Arbeloa, dont le passage sur le banc madrilène restera comme une parenthèse de transition. La semaine prochaine pourrait donc marquer officiellement le début d’une nouvelle ère — ou plutôt, le retour d’une époque que les socios n’ont jamais vraiment oubliée.
Un «come-back» chargé de symboles
Treize ans. C’est le temps qui sépare le départ de Mourinho du Real Madrid, en 2013, de ce retour annoncé au Bernabéu. Entre 2010 et 2013, son bilan parlait de lui-même : 71,9 % de victoires, une Liga remportée avec un record historique de 100 points lors de la saison 2011-2012, et une empreinte tactique qui a durablement marqué le club.
Ce retour intervient dans un contexte particulier. Mourinho sortait d’une saison paradoxale à Benfica : invaincu en championnat — 23 victoires, 11 nuls — mais troisième de Primeira Liga, derrière Porto et le Sporting CP. Un bilan en demi-teinte qui, pour autant, n’a pas entamé sa cote sur le marché. Lui qui affirmait encore récemment qu’il y avait « 99 % de chances » qu’il reste à Lisbonne a finalement cédé à l’appel du Bernabéu. On ne refuse pas deux fois le Real Madrid.
Un vestiaire à reconstruire, des défis XXL
Derrière ce recrutement, une réalité que le président Florentino Pérez ne pouvait plus ignorer : deux saisons consécutives sans trophée. Pour un club dont l’identité repose sur la victoire permanente, c’est une anomalie inacceptable. Plutôt que de parier sur un profil émergent, le patron du Real a choisi la certitude — un entraîneur qui connaît la maison, la pression, les vestiaires et les exigences d’un groupe de stars.
Mourinho hérite d’un chantier humain autant que sportif. Le vestiaire madrilène est miné par les tensions. L’altercation violente entre Aurélien Tchouaméni et Federico Valverde a fracturé le groupe. Et la question Kylian Mbappé plane comme une épée de Damoclès : l’attaquant français, de plus en plus critiqué pour un comportement jugé individualiste, serait progressivement isolé au sein du groupe après ses récentes déclarations fracassantes.
Comment Mourinho — lui-même habitué aux rapports de force avec les grandes stars — va-t-il gérer cette équation ? Sa réputation de manager capable de fédérer des ego XXL autour d’un projet collectif sera immédiatement testée. La cohabitation avec Mbappé sera l’un des feuilletons de la saison à venir.
