Le détroit d’Ormuz est à nouveau fermé. Moins de 24 heures après sa réouverture partielle, l’Iran a annoncé ce samedi 18 avril 2026 la fermeture complète du détroit d’Ormuz, en réponse au maintien du blocus maritime imposé par le président américain Donald Trump.
Ainsi, le commandement central des forces armées iraniennes a officialisé la décision dans un communiqué, précisant que le détroit d’Ormuz est désormais placé sous contrôle strict des forces militaires iraniennes, dans le même état qu’avant les négociations récentes.
Selon le porte-parole militaire iranien, Téhéran avait accepté, de bonne foi et dans le cadre des accords négociés, d’autoriser le passage contrôlé d’un nombre limité de pétroliers et de navires commerciaux. Mais face aux violations répétées des États-Unis, l’Iran a décidé de revenir à une fermeture totale du passage stratégique.
Trump maintient le blocus : le déclencheur de la crise
Plus tôt dans la journée, Donald Trump avait relancé les tensions en déclarant depuis Air Force One qu’il maintiendra le blocus américain sur les ports iraniens tant qu’aucun accord de paix ne sera conclu avec Téhéran.
Le président américain a également évoqué la possibilité de ne pas prolonger le cessez-le-feu, dont l’expiration est prévue mercredi prochain, tout en laissant entendre qu’un accord restait envisageable.
Le détroit d’Ormuz est l’un des points de passage énergétiques les plus critiques au monde. Chaque jour, près de 20 % du commerce mondial de pétrole et de GNL transite par ce couloir maritime de 33 kilomètres de large, entre l’Iran et Oman. Sa fermeture prolongée aurait des conséquences directes sur les prix mondiaux du pétrole, les marchés du GNL et l’approvisionnement énergétique de l’Europe et de l’Asie — avec un impact potentiel sur les exportations algériennes d’hydrocarbures.
