Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messoudane, a annoncé les préparatifs pour l’installation imminente d’une commission nationale dédiée à la prise en charge des patients atteints de la maladie cœliaque.
Ainsi, cette instance regroupera plusieurs départements ministériels et organismes publics afin d’assurer une meilleure coordination et de garantir la disponibilité des produits sans gluten.
En effet, dans une réponse écrite adressée au député de l’Assemblée Populaire Nationale (APN), Slimane Zerkani le premier responsable du secteur a détaillé les mesures gouvernementales prévues en faveur de cette catégorie de patients. Selon le ministre, la stratégie de l’État s’articule autour de plusieurs axes névralgiques :
● Le soutien des prix des matières premières sans gluten.
● L’encouragement d’une industrie locale spécialisée dans les produits alimentaires adaptés.
● Le renforcement du contrôle pour garantir la sécurité et la qualité nutritionnelle de ces aliments.
Une approche transversale et participative
En outre, M. Aït Messoudane a souligné que la complexité de cette pathologie nécessite l’implication directe de plusieurs secteurs, notamment l’Agriculture, l’Industrie, le Commerce et la Sécurité sociale.
C’est dans cette optique que la future Commission nationale multisectorielle sera placée sous l’égide du ministère de la Santé. Elle réunira des experts, des spécialistes, ainsi que des représentants d’associations de patients.
L’objectif affiché est de débattre des problématiques liées à la maladie et d’étudier des propositions concrètes pour améliorer les soins et rendre les produits sans gluten accessibles à l’ensemble des malades sur tout le territoire national.
Diagnostic précoce et sensibilisation
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’élaboration d’un plan national intégré, visant à prévenir les complications de la maladie cœliaque par une approche mêlant traitement, prévention et nutrition.
Le ministre a, par ailleurs, rappelé que les efforts des dernières années se sont concentrés sur le diagnostic précoce.
Grâce à l’organisation de rencontres scientifiques et de journées de sensibilisation en collaboration avec le mouvement associatif, le dépistage des cas s’est nettement accéléré au cours de la dernière décennie.
En conclusion, le ministre a réitéré l’engagement de ses services à suivre de près toutes les propositions visant à soutenir cette frange de la population, afin de répondre aux préoccupations légitimes des patients et de leurs familles.
