La procédure judiciaire ouverte à la suite des accusations de détention de stupéfiants contre Rima Hassan a été classée sans suite par la justice française.
Ainsi, les analyses scientifiques réalisées sur les affaires saisies lors de sa garde à vue n’ont révélé aucune trace de drogue de synthèse. Pour l’avocat de Rima Hassan,cette décision confirme le caractère «totalement infondé» des accusations portées contre la députée européenne le jeudi 2 avril dernier.
Une garde à vue illégale au cœur d’une campagne de désinformation
En effet et à la suite de cette décision, la formation politique de La France insoumise (LFI) dénonce dans un communiqué rendu public ce jeudi 9 avril 2026, une «opération de déstabilisation» orchestrée à travers des «fuites illégales et mensongères» largement relayées par les médias français.
Pour le parti de Jean Luc Mélonchon, des personnalités politiques comme Les Républicains (LR), le président des maires de France David Lisnard, des élus du Rassemblement National (RN), ainsi que la journaliste Caroline Fourest ont alimenté une vague de commentaires jugés infamants par le mouvement.
Le parti a d’ores et déjà saisi l’ARCOM pour ce traitement médiatique qu’il qualifie de diffamatoire, et exige la publication de rectificatifs sur l’ensemble des médias concernés, ainsi que des excuses publiques et des sanctions contre les responsables de ces manquements déontologiques graves.
LFI exige des enquêtes
Dans son document, La France insoumise souligne, avoir dès le vendredi 3 avril, demandé l’ouverture d’enquêtes administratives pour identifier les responsables de ce qui est qualifié par cette formation politique de «manipulation grossière ». Le parti exige également l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les violations du secret de l’enquête et la saisine de l’inspection générale de la justice. Une enquête au sein de l’IGPN est également réclamée pour que les auteurs des fuites soient identifiés et sanctionnés.
Le rôle du ministère de la Justice en question
La révélation par Le Canard enchaîné d’échanges entre le porte-parole du ministre de la Justice et des journalistes le jour même de la garde à vue a suscité la stupéfaction.
Pour la France insoumise, toute la vérité doit être établie sur la nature de ces contacts, et le ministre de la Justice doit en tirer les conséquences politiques, ces échanges s’apparentant selon le parti à une manipulation de la justice indigne d’un État démocratique.
Pour la France insoumise, cette affaire illustre l’ampleur des manœuvres politiques et judiciaires que subissent Rima Hassan et son mouvement depuis plusieurs mois. Le parti appelle le gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à ces pratiques et rétablir les principes fondamentaux de l’État de droit en France.
