Événement historique en vue au Palais Zighoud Youcef ( Assemblée populaire nationale).
Pour la toute première fois de l’histoire politique algérienne, l’APN s’apprête à porter une femme à sa présidence : la députée de la wilaya d’Alger, Khalida Boufedech.
Une candidature historique portée par la majorité parlementaire
Sauf coup de théâtre, l’élection prévue demain marquera un tournant majeur dans la vie politique du pays. Lors de cette séance plénière consacrée à la validation des mandats des nouveaux députés et à l’élection du président de la chambre basse, le Front de Libération nationale (FLN) présentera la candidature du Dr Khalida Boufedech.
D’après des informations recueillies par JUST-INFODZ auprès de plusieurs concordantes au sein de la majorité présidentielle, le profil de Khalida Boufedech fait consensus. Elle sera soutenue par une coalition stratégique regroupant :
- Le (FLN)
- Le Rassemblement national démocratique (RND)
- Le Mouvement El Moustakbal
- Le Mouvement El Binaa
- Les députés indépendants ainsi que le parti Sawt El Chaâb
Du corps médical au sommet de l’État : le parcours de Khalida Boufedech
Médecin spécialiste de profession, Khalida Boufedech n’est pas une novice en politique. Fortement ancrée dans le paysage local, elle s’est illustrée par un parcours militant solide au sein du FLN, occupant notamment un siège d’élue à l‘Assemblée populaire de la wilaya (APW) d’Alger durant le mandat actuel.
En accédant au perchoir de l’APN, elle brisera un plafond de verre vieux de neuf mandats législatifs — une période au cours de laquelle le poste de « troisième personnage de l’État » a été exclusivement occupé par des figures masculines, de l’ère du parti unique à nos jours.
Un symbole fort : En devenant la première présidente de la chambre basse du Parlement, Khalida Boufedech sera officiellement la troisième personnalité dans l’ordre institutionnel de l’État algérien.
Un signal fort pour la représentation politique des femmes en Algérie
Le choix d’une femme à la tête de l’institution parlementaire répond à une volonté stratégique de dynamiser l’engagement féminin dans la gouvernance et le processus décisionnel.
Cette décision intervient également comme un rééquilibrage politique indispensable : elle vient compenser la faible représentativité féminine issue des dernières élections législatives du 2 juillet, où le nombre de sièges remportés par des femmes est resté en deçà des attentes.
En devançant ses concurrents masculins pour ce poste stratégique, la future présidente de l’APN incarne une nouvelle étape vers l’inclusivité au sommet des institutions de la République.
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