Lors de sa récente entrevue avec la presse nationale, le président Abdelmadjid Tebboune est revenu sur l’état des relations diplomatiques entre Alger et ses partenaires européens, avec un accent particulier sur la France.
Entre gestion des tensions passagères et réaffirmation du poids stratégique de l’Algérie en Méditerranée, le chef de l’État se veut rassurant.
Des brouilles passagères avec Paris, mais une « amitié » préservée
Interrogé sur le climat politique parfois tendu entre Alger et Paris, Abdelmadjid Tebboune s’est voulu pragmatique. Tout en reconnaissant l’existence de frictions ponctuelles, le président algérien refuse de parler de rupture définitive avec l’Hexagone.
« Même si nous avons quelques désaccords avec la France, elle reste un pays ami », a-t-il affirmé, évoquant une « situation un peu spéciale en France » pour expliquer la résurgence de certaines tensions politiques.
Pour le chef de l’État, ces turbulences relèvent de malentendus classiques en diplomatie : « Il peut parfois y avoir des divergences qui causent une certaine froideur entre deux pays, mais cela ne dure pas », a-t-il temporisé.
L’Algérie, pivot stratégique et « partenaire fiable » de l’Europe
Au-delà du cas français, le président Tebboune a tenu à recentrer le débat sur la place globale de l’Algérie au sein du bassin méditerranéen et vis-à-vis de l’Union européenne (UE). Rejetant catégoriquement les discours alarmistes sur un prétendu isolement diplomatique ou un affaiblissement économique, il a réaffirmé la solidité des engagements algériens.
Les grands axes du discours présidentiel :
- Un partenaire de confiance : L’Algérie s’impose comme un acteur stable, crédible et incontournable pour la sécurité et l’approvisionnement énergétique des pays européens.
- Aucun ennemi au sein de l’UE : Alger précise n’entretenir de rivalité systémique avec aucun membre du bloc européen.
- La révision de l’Accord d’association : La demande de réévaluation de cet accord vise à établir un partenariat « gagnant-gagnant », basé sur le respect mutuel et l’équilibre des intérêts économiques.
Une influence régionale renouvelée face aux critiques
Revenant sur les campagnes d’opinion ou les critiques visant l’image du pays à l’international, Abdelmadjid Tebboune y voit paradoxalement le signe d’un retour au premier plan sur la scène géopolitique.
Selon lui, la visibilité retrouvée de l’Algérie et l’affirmation de ses capacités réelles suscitent des réactions qui prouvent son rôle d’acteur de poids. « Tant que nous bénéficions de la confiance des Algériens, le reste importe peu », a conclu le président, affichant sa détermination à poursuivre le développement diplomatique et économique du pays.
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