La capitale nigérienne a été secouée dans la nuit du vendredi au samedi 29 août 2026 par de violents affrontements armés.
Face à cette nouvelle montée de tensions chez son voisin du Sud, l’Algérie a immédiatement exprimé son soutien aux autorités nigériennes et condamné des actes qui menacent la stabilité de la région.
L’onde de choc s’est propagée en pleine nuit. Dès minuit, la ville de Niamey a été le théâtre de lourdes détonations, de tirs de mortiers et d’échanges d’armes automatiques concentrés autour du palais présidentiel et de l’aéroport international Diori-Hamani. Si le gouvernement nigérien tente de rassurer en évoquant un « mouvement d’humeur » maîtrisé, la diplomatie algérienne suit la situation de très près.
L’Algérie en première ligne : solidarité et condamnation ferme
Fidèle à ses principes de non-ingérence et de stabilisation du Sahel, l’Algérie a réagi sans délai aux événements survenus dans la capitale nigérienne. Suivant l’évolution de la situation avec une « extrême attention », Alger a immédiatement pris contact avec les hautes autorités du Niger.
- Une solidarité indéfectible : L’Algérie a assuré le gouvernement nigérien de sa pleine solidarité et de son ferme soutien pour surmonter cette épreuve et favoriser un retour rapide à la stabilité.
- Une condamnation sans équivoque : Les autorités algériennes ont fermement condamné ces actes qualifiés de « regrettables », soulignant qu’ils portent atteinte aux aspirations légitimes du peuple nigérien à la paix, à la quiétude et au développement économique.
Pour Alger, la sécurité du Niger demeure indissociable de la stabilité des frontières méridionales algériennes et de l’ensemble de la bande sahélo-saharienne.
Niamey sous tension : la version des autorités nigériennes
Sur le terrain, le pouvoir nigérien s’emploie à minimiser la portée de cette attaque armée. Dans une allocution retransmise à la télévision nationale, le ministre d’État et ministre de la Défense nationale, le général d’armée Salifou Mody, a livré les détails de l’opération.
Selon la version officielle, l’attaque résulterait d’une action menée par un groupe de soldats mutins au sein de la base aérienne 101 de Niamey. Les éléments insurgés auraient tenté de séquestrer certains de leurs camarades avant d’ouvrir le feu sur des sites stratégiques de la ville.
Le ministère de la Défense affirme que la réaction des Forces de défense et de sécurité (FAN) a été immédiate, permettant de « circonscrire le mouvement » et de reprendre progressivement le contrôle des zones névralgiques de la capitale. Malgré ces assurances officielles, la vigilance reste de mise à Alger comme à Niamey.
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