La lutte contre la mauvaise gestion et le suivi rigoureux des affaires publiques locales s’intensifient en Algérie.
Ce lundi, la wilaya de Naâma a annoncé la suspension provisoire de plusieurs présidents d’Assemblées populaires communales (P/APC) et élus locaux, tous visés par des poursuites judiciaires.
Naâma : Trois présidents d’APC suspendus de leurs fonctions
C’est un véritable coup de balai qui vient de secouer les collectivités locales dans le sud-ouest de l’Algérie. Par le biais d’un communiqué officiel publié ce lundi, les services de la wilaya de Naâma ont officialisé la mise à l’écart temporaire de plusieurs hauts responsables communaux.
Cette décision, qui s’inscrit dans le cadre de procédures judiciaires en cours, cible directement trois communes clés de la région :
- Mecheria : Le président par intérim de l’APC est suspendu.
- Aïn Sefra : Le président de l’APC, ainsi que son vice-président et un membre de la même assemblée, sont touchés par la mesure.
- Djeniene Bourezg : Le président de l’APC est également suspendu de ses fonctions.
Que dit l’article 43 du code de l’APC?
Pour légitimer ces suspensions, l’administration locale s’est appuyée sur un cadre juridique strict. C’est le secrétaire général de la wilaya de Naâma, actuellement chargé de la gestion des affaires de la collectivité, qui a paraphé les décrets administratifs.
Ces décisions ont été prises en stricte conformité avec les dispositions de l’article 43 de la loi n° 11-10 du 22 juin 2011 relative à la commune, stipulant la suspension de tout élu faisant l’objet de poursuites judiciaires.
Quel avenir pour les élus poursuivis en justice en Algérie ?
Cette procédure conservatoire ne présage pas de la culpabilité des concernés, mais vise à garantir la transparence et la continuité du service public sans interférences. Selon le communiqué de la wilaya, ces suspensions resteront en vigueur jusqu’au prononcé d’un jugement définitif par les juridictions compétentes.
Ce nouveau signal fort s’inscrit dans une tendance nationale plus large en Algérie, où la responsabilité des gestionnaires locaux (P/APC) est de plus en plus scrutée par la justice administrative et pénale, renforçant ainsi l’obligation de reddition de comptes à travers toutes les wilayas du pays.
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