Le juge d’instruction de la troisième chambre du tribunal de Sidi M’hamed a ordonné ce mardi le placement en détention d’Amara Benyounès à l’établissement pénitentiaire de Koléa.
Ainsi, l’ancien ministre fait face à plusieurs chefs d’accusation graves, dont abus de fonction et dissipation de fonds publics.
Quatre chefs d’accusation retenus contre l’ex-ministre
En effet, Amara Benyounès, qui a occupé successivement les postes de ministre du Commerce et de ministre de l’Industrie, est poursuivi pour :
• Abus de fonction en violation des lois et règlements en vigueur
• Dissipation volontaire de fonds et de biens publics
• Non-déclaration de patrimoine
• Octroi d’avantages injustifiés à des tiers
À ce stade, les détails précis de l’affaire instruite n’ont pas encore été rendus publics par les autorités judiciaires.
Un deuxième passage derrière les barreaux
Ce n’est pas la première confrontation d’Amara Benyounès avec la justice algérienne. En 2019, l’ancien ministre avait déjà été placé en détention provisoire dans le cadre d’affaires de corruption impliquant des hommes d’affaires et d’anciens hauts responsables.
Ces affaires portaient notamment sur la cession d’une cimenterie au bénéfice du groupe de l’homme d’affaires Ali Haddad. Il avait par la suite recouvré la liberté après avoir purgé la peine prononcée à son encontre. Son retour en détention marque un nouveau chapitre judiciaire pour cet ancien cadre du pouvoir algérien.
