Le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran franchit un nouveau seuil ce mardi 24 mars 2026.
Ainsi, Washington s’apprête à déployer 3 000 soldats d’élite au Moyen-Orient, tandis que les frappes s’intensifient et que Donald Trump agite simultanément l’option diplomatique.
La 82e division aéroportée sur les starting-blocks
En effet, l’armée américaine s’apprête à envoyer environ 3 000 soldats parachutistes vers le Moyen-Orient pour soutenir les opérations militaires contre l’Iran.
Selon le Wall Street Journal, l’ordre de déploiement d’une brigade de combat de la 82e division aéroportée— principale force de réaction rapide de l’armée de terre américaine — devrait être donné dans les prochaines heures. ABC News précise que des éléments du commandement partiront dès réception de l’ordre. Unité d’élite mondialement reconnue, la 82e division aéroportée dispose d’une capacité de projection opérationnelle n’importe où dans le monde en moins de 24 heures.
L’île de Kharg, verrou stratégique du pétrole iranien, dans le collimateur américain
Plusieurs médias américains évoquent la possibilité d’une opération militaire visant à s’emparer de **l’île iranienne de Kharg**, point de départ de près de 90 % des exportations de brut iranien.
L’objectif serait de contraindre Téhéran à rouvrir le détroit d’Ormuz, fermé depuis le début du conflit. La Maison-Blanche avait affirmé vendredi dernier que l’armée américaine pouvait « neutraliser » l’île de Kharg « n’importe quand si le président Trump en donne l’ordre ».
Trump : « Nous sommes en négociations en ce moment »
En parallèle des préparatifs militaires, Donald Trump maintient un double discours. Il a réaffirmé ce mardi soir que les pourparlers entre Washington et Téhéran « avancent à grands pas », déclarant : « Ce que j’ai dit hier était exactement juste. Nous sommes en négociations en ce moment. » Il a cité la participation de son émissaire Steve Witkoff, de son gendre Jared Kushner, du vice-président JD Vance et du secrétaire d’État Marco Rubio, à ces discussions.
Le président américain a également affirmé que l’Iran aurait proposé aux États-Unis « un très gros cadeau » lié aux hydrocarbures, sans davantage de précisions. Ces déclarations restent à confirmer : Téhéran n’a toujours pas réagi officiellement et continue de nier l’existence de tout contact direct avec Washington.
Israël frappe l’usine d’explosifs « la plus importante d’Iran »
Sur le terrain, l’armée israélienne a annoncé sur Telegram avoir détruit ce qu’elle décrit comme « l’usine de production d’explosifs la plus importante d’Iran », où le régime fabriquait des munitions pour divers types d’armements. Ce site avait déjà été ciblé lors de l’opération Klav, avant d’être partiellement réhabilité. L’aviation israélienne a par ailleurs frappé « des dizaines de cibles », incluant des sites de lancement de missiles balistiques, des installations de production d’armes et des systèmes de défense iraniens.
CentCom : plus de 9 000 objectifs militaires détruits en Iran
Le commandement central américain pour le Moyen-Orient (CentCom) a annoncé sur X que les forces américaines ont « détruit plus de 9 000 objectifs militaires à l’intérieur de l’Iran », dégradant selon lui significativement les capacités de combat du régime iranien.
L’opération « Fureur épique » se poursuit sans relâche
La Maison-Blanche a clarifié que diplomatie et opérations militaires avancent de front. « Alors que le président Trump et ses négociateurs explorent cette nouvelle possibilité diplomatique, l’opération *Fureur épique* se poursuit sans relâche afin d’atteindre les objectifs militaires définis par le commandant en chef et le Pentagone », a déclaré la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, dans un communiqué transmis à l’AFP.
