La fraude au baccalauréat 2026 continue de faire des victimes judiciaires. Après Biskra, Tlemcen, Béjaïa voici que la wilaya de Laghouat, vient de connaître ses premiers cas de fraude.
Ainsi, le tribunal de Laghouat a prononcé, le 8 juin 2026, des peines allant jusqu’à 5 ans d’emprisonnement ferme et 500 000 DA d’amende à l’encontre de cinq personnes arrêtées pour avoir diffusé des réponses d’examen par SMS durant la première heure de l’épreuve de langue arabe.
Arrêtés en flagrant délit de fraude
En effet, le parquet de Laghouat a révélé que des échanges de messages SMS contenant des réponses relatives à l’examen du baccalauréat avaient été interceptés entre les cinq suspects alors que l’épreuve de langue arabe venait tout juste de commencer. Une réactivité des autorités qui illustre le niveau de surveillance mis en place cette année autour des examens de fin d’études secondaires.
Présentés devant la justice dès le 8 juin 2026 selon la procédure de comparution immédiate, les prévenus ont été poursuivis pour atteinte à l’intégrité des examens, en application des articles 253 bis 6 et 253 bis 7 du Code pénal — les dispositions spécifiques à la diffusion de sujets d’examen par voie électronique ou tout autre moyen de communication à distance.
Des peines sévères, une détention immédiate
Le tribunal n’a accordé aucune clémence. Les jugements rendus condamnent les accusés à des peines comprises entre 4 et 5 ans de prison ferme, assorties d’amendes allant de 400 000 à 500 000 DA. L’ensemble des condamnés a été placé en détention immédiate à l’issue de l’audience.
Ces sanctions s’inscrivent dans la politique de tolérance zéro affichée par les autorités algériennes face à la multiplication des tentatives de fraude lors de la session 2026 du baccalauréat, qui se déroule dans un contexte de vigilance judiciaire et sécuritaire renforcée à travers tout le territoire national.
L’affaire de Laghouat n’est pas isolée. Depuis l’ouverture de la session 2026, plusieurs parquets à travers le pays ont annoncé des interpellations et des poursuites liées à des tentatives de diffusion de sujets ou de réponses via les réseaux sociaux et les applications de messagerie.
Le recours aux moyens de communication à distance est désormais au cœur des stratégies de fraude — et au cœur de la réponse pénale. Les articles 253 bis 6 et 253 bis 7, introduits pour répondre spécifiquement à ce phénomène, permettent des poursuites rapides et des condamnations lourdes, sans attendre la clôture de la session d’examens.
