Malgré les avertissements répétés des autorités éducatives et les sanctions prévues par le code pénal, la tentation de la aux examens nationaux reste tenace.
La wilaya de Ghardaïa en a fourni deux nouvelles preuves au cours des derniers jours d’épreuves du Brevet d’enseignement moyen (BEM) 2026, avec deux affaires distinctes déférées aux autorités sécuritaires.
Inconscience quand tu nous tiens…
En effet, le deuxième jour des épreuves, la surveillance a intercepté un candidat de 16 ans au lycée Houchiti Mohamed, dans la commune de Dhaïa Ben Dahoua, localité agro-pastorale située à une dizaine de kilomètres à l’ouest du chef-lieu de wilaya.
Le jeune homme, issu d’une famille bien connue de la région, a été surpris en pleine séance en train de manipuler discrètement son smartphone. Immédiatement éjecté de la salle d’examen, il a été remis aux autorités sécuritaires. Une enquête judiciaire a été ouverte sur instruction du procureur de la République près le tribunal de Ghardaïa. Il demeure à ce stade sous le coup d’une procédure pour tentative de fraude lors d’un examen national.
Le troisième jour des épreuves, un second incident du même ordre a été signalé à Guerrara, ville située à 120 km au nord-est de Ghardaïa. Au CEM Mohamed Dabbouz, un autre candidat a été pris en flagrant délit dans des circonstances quasi identiques : smartphone en main, en pleine séance d’examen. Même procédure : évacuation immédiate de la salle, remise aux forces de sécurité, ouverture d’une enquête. Le sort des deux mis en cause reste à ce stade inconnu, la direction de l’éducation de la wilaya et les autorités sécuritaires maintenant une discrétion totale sur les suites réservées à ces affaires.
Des sanctions lourdes encourues, des risques visiblement sous-estimés
La fraude aux examens nationaux en Algérie est passible de poursuites pénales pouvant aller jusqu’à l’exclusion définitive et des peines d’emprisonnement selon les dispositions du code pénal. Les campagnes de prévention menées chaque année par le ministère de l’Éducation nationale insistent pourtant sur la réalité de ces sanctions — sans parvenir, visiblement, à dissuader l’ensemble des candidats. L’usage du smartphone comme outil de fraude reste la méthode la plus fréquemment détectée dans les centres d’examen algériens, malgré les dispositifs de surveillance renforcés mis en place ces dernières années.
